Yannick Xavier, figure de l'UTG, face à la justice pour ses propos sur l'ASE
Le secrétaire général de l'UTG est accusé de diffamation pour des propos tenus sur une radio locale
Yannick Xavier, secrétaire général de l'Union des travailleurs guyanais (UTG), a été jugé le 23 septembre à la cour d'appel de Guyane. Des cadres de l'ASE (Aide sociale à l'enfance) accusent le syndicaliste de diffamation pour des propos tenus sur l'antenne de Radio Peyi en 2021. "C'est le reflet d'une caricature de la société. Des gens endossent des fonctions et des missions, sont d'accord d'avoir les salaires, mais n'acceptent pas la critique", estime Yannick Xavier.
En première instance, le tribunal judiciaire avait choisi de le condamner à 800 euros d'indemnités pour chacun des six plaignants. Le syndicaliste et son avocat, José Lama, ont fait appel. Ils demandent une relaxe totale. "Il y avait de gros dysfonctionnements au sein de l'ASE. On parlait d'instances familiales mises à pied sans raison ; de procédures non respectées ; d'enfants baladés à gauche et à droite. On était plus sur une monétisation des enfants qu'un réel service. On considère que si vous avez une position à responsabilité, vous devez assumer", continue le syndicaliste.
A la suite de sa prise de parole, la Collectivité territoriale de Guyane avait échangé avec le représentant de l'UTG dans le but rétablir la situation.
"La liberté d'expression a une limite dans ce pays"
L'avocate des parties civiles, Jade Dousselin, répond : "La qualité de représentant syndical n'exonère pas des règles de droit venant condamner la diffamation. La liberté d'expression a une limite dans ce pays, à savoir l'atteinte à l'honneur et à la considération des professionnelles, quels que soient les sujets de frustration en cause."
À l'audience d'appel, les parties civiles en ont profité pour rehausser leurs demandes d'indemnisation avec un dédommagement demandé de 5 000 euros par personne. Le président d'audience leur a indiqué qu'elles ne sont pas à l'origine de l'appel et que ces nouvelles demandes ne sont donc pas recevables.
Le parquet n'a pas pris position.
La décision doit être rendue par le juge le 28 octobre prochain.

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