Un nouveau groupement de développement agricole à Saint-Laurent du Maroni
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AGRICULTURE

Un nouveau groupement de développement agricole à Saint-Laurent du Maroni

Samuel ZRALOS
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Ruben Atanso, aquaculteur, veut donner un nouveau souffle à l'agriculture à Saint-Laurent et plus largement dans l'Ouest-guyanais. • SAMUEL ZRALOS

Encore en phase de lancement, le groupement de développement agricole de Saint-Laurent ambitionne de participer au développement de la filière agricole dans la commune de l'ouest et plus généralement sur le territoire de la CCOG.

Ils sont une vingtaine d'agriculteurs et de curieux, hommes et femmes, rassemblés ce samedi soir au domaine Maripa, entre Saint-Laurent et Mana. Sur la scène, Ruben Atanso semble un peu intimidé au moment de s'adresser aux spectateurs. Le propriétaire des lieux et surtout président du nouveau groupement de développement agricole (GDA) de Saint-Laurent du Maroni a connu plusieurs vies avant de se reconvertir dans l'aquaculture. Habitué des collectifs et des associations, l'homme rêve à voix haute d'impulser un mouvement parmi les agriculteurs locaux. 

Si pour le moment le GDA de Saint-Laurent compte seulement une vingtaine d'adhérents, ses ambitions sont multiples, " appui à l'installation des jeunes agriculteurs, placement des produits des producteurs dans les supermarchés ", création d'un nouveau marché itinérant le dimanche, export de récoltes au Suriname, promotion de pratiques respectueuses de l'environnement sont évoqués pêle-mêle. Autant d'objectifs articulés autour d'un triple engagement : " la professionnalisation du secteur, la spécialisation des cultures et la commercialisation " des fruits du labeur.

Un long chemin à parcourir 

Les aspirations sont hautes, mais encore faudra-t-il les réaliser. Et pour cela, pas de secret, il faut des financements. " On va faire des demandes de subventions. Et surtout, on va se financer " en proposant des " formations " aux agriculteurs et via la " commercialisation " des produits des adhérents, détaille Ruben Atanso auprès de France-Guyane.

Les institutions existantes doivent également servir de " support financier et technique " espère le quadragénaire. Pour parvenir à ses fins, la dernière née des structures de l'ouest entend ainsi " s'appuyer " notamment sur le GDA d'Apatou, " pilier " avec lequel le contact est fréquent, explique le président. Il n'a en revanche pas encore pris attache avec le GDA de Mana, l'Aprogu ou la chambre d'agriculture. " C'est prévu pour bientôt, on est amenés à faire coopération, à travailler avec les associations et institutions " de la région, assure l'aquaculteur.

On le voit, la route à suivre est encore longue pour ce GDA fraîchement éclos. Mais son président, décidément, semble croire au projet : " C'est ambitieux mais réalisable, des fois il n'y a pas besoin de beaucoup de moyens pour réussir ". 

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