Un dispositif de sécurité aérienne renforcé pour le lancement d'Ariane 6
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Un dispositif de sécurité aérienne renforcé pour le lancement d'Ariane 6

Tristan DEREUDDRE
Thomas Pesquet (à droite) a assuré le ravitaillement des Rafale pour leur acheminement en Guyane depuis l'Hexagone.
Thomas Pesquet (à droite) a assuré le ravitaillement des Rafale pour leur acheminement en Guyane depuis l'Hexagone. • T.D.

Baptisée "Bubo", l'opération viendra renforcer le dispositif habituel "Titan" avec le déploiement de trois Rafale.

Trois Rafale ont atterri à la base aérienne 367 de Matoury, ce lundi 17 février en début d'après-midi, dans le cadre de l'opération Bubo. Le dispositif vise à renforcer la sécurité aérienne pour le lancement de la fusée Ariane 6.

"Nous serons les policiers du ciel, explique le lieutenant-colonel Stan, commandant de détachement Rafale pour l'opération. Notre but sera de s'intégrer dans les différentes couches de la défense, pour rapidement intervenir sur un aéronef qui n'aurait rien à faire sur la zone de tir. Nous serons armés si nous avons besoin d'utiliser la force contre un aéronef non coopérant."

Un dispositif conséquent

Au total, 120 personnes seront mobilisées pour l'opération Bubo, en complément des forces armées en Guyane (FAG). "C'est un gros dispositif, à l'image de qu'on a fait pour les JO ou pour la venue du Pape en Corse. On est sur le même registre : s'assurer que tout se passe bien sur un événement capital pour les intérêts de la France", expose le général Patrice Hugret, chef de la  mission Bubo.

Le satellite CSO3, un lancement sensible 

Le tir d'Ariane 6, prévu le 26 février, est sous haute protection.  En cause : le lancement du satellite militaire d'observation CSO3. "Nous sommes dans un monde de plus en plus complexe. La compétition dans tous les espaces de confrontation est rude. C'est un véritable bijou que nous mettons en vol, nous devons le protéger," indique le général de division aérienne et commandant des FAG, Marc Le Bouil. 

Thomas Pesquet a assuré le ravitaillement des Rafale

Sur place, Thomas Pesquet était présent. Pas en tant qu'astronaute, mais en tant que colonel dans la réserve de l'armée de l'air. Pilote sur des avions de transports pendant des années, il s'est engagé dans la réserve de l'armée. "C'est un trait d'union. Cette mission est symbolique, parce que mes deux mondes se rencontrent : l'aéronautique d'un côté et le spatial de l'autre", glisse-t-il. Thomas Pesquet a assuré le ravitaillement des trois Rafale pendant leurs 8h30 de vol depuis l'Hexagone.

Pour l'astronaute, le satellite CSO3 est important : "C'est une composante militaire précieuse pour notre armée. On a envie qu'il ne se passe rien." 

"L'espace est de plus en plus disputé et occupé par certaines puissances, souffle-t-il. On doit avoir une indépendance et souveraineté qui nous permet de prendre nos propres décisions, quand on voit ce qu'il se passe aujourd'hui aux États-Unis et en Russie," conclut Thomas Pesquet.

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