Sablance : un quartier qui résiste
De l'autre côté de Soula, à Macouria, 6 000 à 7 000 personnes vivent dans l'immense quartier de Sablance. Mis en avant comme un quartier informel, souvent oublié, ses habitants font preuve d'inventivité pour faire face à la précarité.
Lorsqu'on circule sur la RN1 et qu'on arrive au rond-point dit de « Soula », d'un côté, il y a le quartier du même nom, de l'autre celui de Sablance ou « PK 16 » pour les initiés. D'un côté, de grands immeubles en béton, de l'autre des maisons parfois faites de tôles. D'un côté une route goudronnée, de l'autre une piste en terre avec des trous tout du long de ses trois kilomètres qui mènent à l'océan.
Lorsque l'on s'engouffre dans celle-ci, après avoir dépassé les centaines de boites aux lettres du début, on traverse alors un dédale d'impasses, semées de maisons construites les unes à côté des autres. Certaines sont faites de tôles, d'autres sont construites en dur, et s'apparente à des villas cossues. On se rend alors compte qu'au sein de ce quartier, une vie pleine d'activité est menée par ceux qui le peuplent. 6 000 à 7 000 personnes y résident.
Principalement des ressortissants haïtiens, mais aussi Brésiliens, Guyaniens, Saamaka etc. Il s'agit là d'un des plus grands quartiers dits « informels » de Guyane. Commerce, nourriture à emporter, magasins de bricolage, services en tout genre y sont établis.
On rencontre Milot Oxygène, ou plutôt « président » comme les gens le surnomment ici. « A Sablance, il y a un microcosme qui fait qu'il y a une certaine autonomie », confirme l'enseignant de profession. « L'économie formelle et informelle interagissent ensemble », admet-il.
Président, c'est aussi parce qu'il est à la tête de l'association Adihs (Association de défense des intérêts des habitants de Soula). Depuis près d'un an maintenant, la structure mène avec les locaux un projet d'envergure. Tous les samedis, ils construisent la nouvelle maison de quartier. « La plus belle de Guyane », comme ils se plaisent à dire.

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