Permis de conduire : les auto-écoles de Guyane dénoncent le manque d'inspecteurs
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Permis de conduire : les auto-écoles de Guyane dénoncent le manque d'inspecteurs

Gaëtan TRINGHAM, g.tringham@agmedias.fr
À l'heure actuelle, seuls trois inspecteurs travaillent à temps plein sur les six postes existants sur le territoire. 
À l'heure actuelle, seuls trois inspecteurs travaillent à temps plein sur les six postes existants sur le territoire.  • JEAN-MARC ETIFIER

Les candidats au permis attendent parfois de nombreux mois avant de pouvoir passer leur examen de conduite.

Les moniteurs d'auto-école ont manifesté, ce 24 juin, devant la préfecture de Cayenne et la sous-préfecture de Saint-Laurent-du-Maroni. Comme il y a quelques mois déjà, les auto-écoles dénoncent le manque de places pour passer les examens du permis de conduire.

La cause : une pénurie d'inspecteurs pour faire passer le test aux candidats et une administration peu organisée, selon les professionnels. 

À l'heure actuelle, seuls trois inspecteurs travaillent à temps plein sur les six postes existants sur le territoire. Ils se répartissent une charge immense de 6 900 candidats en moyenne chaque année. "Il y a environ trois mois d'attente avant de pouvoir passer l'examen pour les candidats. Sur une deuxième présentation, les délais peuvent grimper à six mois", explique Sylvie Keterrer, présidente de Mobilians Education Sécurité Routière Guyane. Cette attente est coûteuse pour les familles, car les élèves doivent continuer à prendre des leçons pour ne pas perdre la main. Certains apprentis conducteurs abandonnent.

"Le problème de l'administration, c'est qu'elle n'anticipe pas"

Les moniteurs sont allés à la rencontre d'une représentante de la préfecture à Cayenne, à 10 heures, ce mardi. Ils ont demandé plus de créneaux d'examen, et du renfort. Un inspecteur stagiaire est annoncé dans les prochaines semaines. L'État va demander à ce que des inspecteurs à la retraite puissent travailler en renfort de temps en temps. Une demande sera aussi faite aux inspecteurs pour qu'ils puissent travailler le samedi... mais rien ne les oblige à accepter. "On a été compris, c'est bien. Mais comment cela va se traduire et quand, on ne sait pas... le problème de l'administration, c'est qu'elle n'anticipe pas", indique encore Sylvie Keterrer. 

Avec ce manque de garanties, d'autres mouvements menés par les auto-écoles pourraient survenir dans les prochains mois. 

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