Octobre 1996, les lycéens manifestent pour
plus de moyens puis pour un rectorat. Octobre 2010, contre la
réforme des retraites. Octobre 2013, pour l'autonomie de
l'université en Guyane. Octobre 2015, contre l'insécurité autour de
leur établissement. Cette année, aussi bien réglée qu'une sonnerie
d'intercours, la colère des lycéens se fait à nouveau entendre. Les
élèves de Félix-Éboué, à Cayenne, sont mobilisés depuis la semaine
dernière. Hier matin, ceux de Melkior-Garré, à Cayenne, et ceux de
Léon-Gontran-Damas, à Rémire-Montjoly, leur ont emboîté le pas. À
Kourou et à Saint-Laurent du Maroni, le mouvement n'a pas été
suivi. Ce matin, les élèves des trois lycées prennent la direction
du rectorat, pour réclamer de meilleures conditions - souvent
matérielles - d'études. « Aujourd'hui, on n'a aucune preuve écrite
que des travaux seront réalisés, ni de délai » , regrette
Paul-Roger Léandre, étudiant en deuxième année de BTS à Félix-Éboué
et porte-parole du mouvement. La semaine dernière, la proviseure a
affirmé aux élèves avoir reçu - sans leur montrer - une fiche de
travaux de la part...
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