Nour : « La dépression, c'est comme une petite mort »
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Nour : « La dépression, c'est comme une petite mort »

Albane HARMANGE, a.harmange@agmedias.fr
Les balades sur la plage aident Nour à préserver son bien-être mental.
Les balades sur la plage aident Nour à préserver son bien-être mental. • AH

Depuis son premier épisode dépressif en 2020, il a fallu du temps à Nour pour qu'elle accepte cette maladie. Aujourd'hui, elle souhaite témoigner pour déconstruire les préjugés autour la santé mentale

Depuis cinq ans, Nour* vit avec une maladie invisible : la dépression. « Pourquoi est-ce que tu n'arrives pas à contrôler ton cerveau ? », lui demandent ses enfants. La Guyanaise d'adoption elle-même a pris du temps à le comprendre.

Et surtout, à l'accepter. « Maintenant, je sais que je dois composer avec cette maladie », confie la quadragénaire, qui ne veut plus entendre que « c'est du cinéma » ou qu'elle « ne fait pas assez d'efforts ».

La dépression n'était pas un sujet inconnu dans sa famille, des Algériens réfugiés en France pendant la guerre civile. « Ma mère a trainé pendant longtemps une dépression », précise Nour. Malgré ces prédispositions familiales, l'enseignante spécialisée n'a pas vu venir l'épisode dépressif qui a bouleversé sa vie en 2020. Après un choc émotionnel familial sur lequel elle ne souhaite pas s'étendre, Nour a senti un mal-être s'installer progressivement pendant le confinement. « Je ne m'en étais pas rendu compte, mais j'avais perdu 20 kilos », détaille-t-elle. 

Déni de la maladie

Sa sœur la pousse à consulter son médecin traitant qui...

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