Vous avez pris la succession de Marc Del
Grande, un préfet qui était de façon peu commune relativement
populaire auprès de la population. D'aucuns disent qu'il a perdu sa
place à cause de cela. Cela veut-il dire qu'il est interdit pour un
préfet d'être proche de la population ?
Je ne sais pas ce vous entendez par
« populaire. » Les préfets sont évalués par
l'administration. Est-ce qu'être impopulaire c'est ce qu'il faut
pour être reconnu ? C'est peu probable. C'est un juste mixte. Être
populaire, c'est une affaire d'élus. Or, on n'est pas élu, on est
nommé par le président de la République. On ne peut pas avoir la
même mécanique sociale.
Votre mission a été marquée par certaines
oppositions. Certaines plus virulentes que d'autres. En septembre
2021, en pleine crise pandémique, Olivier Goudet, président de Trop
Violans' vous tient tête devant l'entrée de Radio Peyi. Vous allez
presque au contact avec lui. Cette image a beaucoup marqué, que se
passe-t-il à ce moment-là dans votre tête ?
Interdire à l'Etat de s'exprimer c'est comme
interdire à quelqu'un d'autre de s'exprimer. La liberté
d'expression est la base de la démocratie. Lorsqu'on prend une
décision, elle n'est pas fondée sur ce que pense Thierry Queffélec
ou Olivier Goudet. On agit pour le bien de la population. Quelle
est la responsabilité pénale d'Olivier Goudet ? Celle de l'Etat est
engagée à chaque fois que l'on signe un arrêté. Il y a aussi celui
qui assume. Moi j'assume devant la population toutes les décisions
que j'ai prises qui pouvaient être parfois différentes de celles
tenues dans l'hexagone. Ma base c'est le droit, la science et agir
parce que la mort on n'en sort pas. On peut sortir de la
diatribe... Mr Goudet est un bonimenteur... Dans le sens positif,
car il procure de la joie à ceux qui l'écoutent, mais il n'a pas de
responsabilités ou n'en...
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