Plus de deux ans de travail ont été
nécessaires à l'Observatoire de l'habitat, département de l'Agence
d'urbanisme et de développement de la Guyane (Audeg), pour réaliser
une cartographie poussée du bâti spontané en Guyane. Une étude,
rendue publique hier, a été réalisée sur neuf communes du littoral
(les six de l'Agglo, Kourou, Mana et Saint-Laurent) entre 2011 et
2015. À partir de photos aériennes et satellitaires des communes,
l'Audeg a recensé les constructions illégales, en croisant ces
images avec le cadastre. Toutes les constructions qui n'y étaient
pas inscrites ont été considérées comme spontanées.
DE QUOI PARLE-T-ON ?
La problématique des squats étant brûlante,
les chercheuses de l'Audeg, Juliette Guirado et Laurence Besançon,
ont tenu à démêler les amalgames. Pour elles, les situations de
bâtis sont variées - belle maison et bidonville, construction sans
autorisation mais occupation foncière légale - et seule l'absence
de permis de construire permet de définir la construction...
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