Ahmed El-Bahri : « Le déficit du CHU de Guyane menace la souveraineté sanitaire »
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Ahmed El-Bahri, directeur du Centre hospitalier universitaire

Ahmed El-Bahri : « Le déficit du CHU de Guyane menace la souveraineté sanitaire »

Propos recueillis par Gérôme GUITTEAU, g.guitteau@agmedias.fr
Ahmed El-Bahri, directeur général du centre hospitalier universitaire est arrivé en Guyane le premier septembre 2025.  Il a ouvert plusieurs missions au CHU depuis son arrivée le premier septembre : attractivité ; réduction du déficit et souveraineté sanitaire.
Ahmed El-Bahri, directeur général du centre hospitalier universitaire est arrivé en Guyane le premier septembre 2025.  Il a ouvert plusieurs missions au CHU depuis son arrivée le premier septembre : attractivité ; réduction du déficit et souveraineté sanitaire. • GG

Un déficit record de 75 millions d'euros. Voilà l'un des défis que doit affronter le premier directeur du CHU Guyane

Pourquoi avoir accepter cette mission impossible : installer un CHU en Guyane ?

Je ne dirais pas que c'est une mission impossible, on va dire que c'est une mission avec beaucoup de challenges. Si vous regardez mon parcours, j'ai toujours apprécié avoir des missions où l'action que je mène a un impact sur la santé des gens et apporte une plus-value.

Ce qui me tient à cœur, c'est la souveraineté sanitaire du territoire. Un territoire certes isolé, mais avec beaucoup de possibilités de développement. C'est ça qui m'a attiré ici en Guyane.

Dans les missions impossibles, la première c'est de vaincre ce désert médical. Comment vous faites ? On a l'impression qu'il y a même eu une bagarre juste avant votre arrivée entre les cliniques et l'hôpital pour obtenir le personnel disponible.

Depuis que les établissements sont devenus CHU, je constate un intérêt grandissant des professionnels de santé. Nous sommes aujourd'hui dans une dynamique plutôt positive d'avoir des professeurs universitaires qui sont intéressés pour rejoindre la Guyane.

Je ne suis pas en concurrence avec les établissements privés. Ce qui est le plus important c'est d'attirer les professionnels sur le territoire. Ensuite, qu'ils puissent faire des allers-retours entre le public et le privé n'est pas si gênant. Le but est double, il faut attirer et surtout former les professionnels de santé en Guyane.

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