La réserve des marais de Kaw fête ses 27 ans
L'espace naturel compte plus de la moitié des espèces protégées de Guyane.
Célèbre pour ses savanes inondables, la réserve naturelle nationale de Kaw-Roura, en général dénommée "les marais de Kaw", fête ses 27 bougies jeudi.
A cette occasion, les agents de la plus grande zone humide de France organisent samedi 15 mars deux demi-journées en pirogue pour faire découvrir la réserve aux visiteurs, sur inscription, en partenariat avec des opérateurs locaux.
Et il y en a des choses à observer au sein de cet espace de près de 95 000 hectares de montagne, de crique, de savanes inondables et même un hameau de 30 habitants, le village de Kaw. De quoi en faire la troisième réserve naturelle de France.
Des écosystèmes préservés
La réserve abritent près des trois quarts des espèces d'oiseaux en Guyane et plus de la moitié de l'ensemble des espèces protégées du territoire.
L'attribution de "réserve" à cet espace naturel a été acté par décret le 13 mars 1998. Ce statut permet à cette zone d'être particulièrement préservée afin d'y maintenir la qualité du fonctionnement des écosystèmes.
Depuis, différents gestionnaires se sont succédé à la tête de la réserve : les associations Aratai et Agep jusqu'en 2014, le parc naturel régional de Guyane ensuite. Depuis le 1er janvier 2023, c'est le conservatoire d'espaces naturels de Guyane accompagné des deux communes de Roura et Régina-Kaw qui gèrent les marais de Kaw.
Un plan de gestion et une maison en travaux
Malgré ses 27 ans, la réserve continue de faire peau neuve. Entre 2015 et 2020, elle était régie par un plan de gestion "fixant les objectifs et les actions à mener en matière de protection, de sensibilisation et de suivi scientifique", précise Gwenn Quérel, la conservatrice, qui précise que la préparation d'un second a été interrompue par le changement de gestionnaire.
"L'équipe travaille depuis 2023 sur l'évaluation de l'ancien plan et sur la rédaction du nouveau document, qui devrait être prêt fin 2026", assure Gwenn Quérel.
Les végétaux l'ensevelissent mais elle sera bien de retour : la maison de la réserve est fermée depuis 2019 pour des raisons de sécurité. Entre le Covid et l'abandon des travaux par une entreprise chargée de la réhabiliter, la direction générale des territoires et de la mer (DGTM), propriétaire du bâtiment, a dû trouver un autre prestataire. "Des travaux sont en cours", confirme Gwenn Quérel.
Régulièrement, les équipes de la réserve proposent des activités pédagogiques sur la faune et la flore locales aux visiteurs, aux habitants et aux scolaires. Les visiteurs peuvent aussi solliciter des prestataires locaux pour des visites thématiques comme l'observation des caïmans et des oiseaux, des sorties sur plusieurs jours en bivouac ou encore pratiquer la pêche.

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