La question statutaire est-elle incontournable ?
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La question statutaire est-elle incontournable ?

Gérôme GUITTEAU
Davy Rimane, le 2 avril devant la préfecture (PYC)
Davy Rimane, le 2 avril devant la préfecture (PYC)

Dans les premières revendications du collectif Pou Lagwyiann dékolé , la question statutaire a été retirée avant de réapparaître quasi immédiatement. Depuis, elle revient régulièrement dans les conférences de presse du mouvement, comme jeudi soir à la Crique fouillée.

L'expression est taboue. « Évolution statutaire ou institutionnelle. » À tel point que jeudi soir, lors de la conférence de presse du collectif Pou Lagwiyann dékolé à la Crique fouillée, un délégué syndical de l'enseignement semblait s'assurer qu'il n'y avait aucun fromager ou manguier alentour. Il n'a pas répété le mot. Pas de baclou à l'horizon!
Mettre en débat la question statutaire est souvent compris comme une marche vers l'indépendance. « Nous ne sommes pas rentrés dans le mouvement, car nous savions où voulait en venir le collectif. Ils mènent la population par le bout du nez » , estime ce professeur.
Sur les réseaux sociaux, un document iconographique a circulé montrant la différence entre l'autonomie et l'indépendance. Un document émanant du MDES (Mouvement de décolonisation et d'émancipation sociale) qui explique que l'autonomie est « en France [...] une collectivité qui reste sous la République mais s'administre librement et se gère selon ses propres lois » .
La concomitance des déclarations du MDES et celle du collectif ont pu laisser croire que tout était préparé de longue date. « Faux!, répond le conseiller territorial (opposition) et candidat aux législatives Gauthier Horth, qui porte les revendications des socioprofessionnels...

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