« La liberté exige de l’avocat des combats quotidiens »
Le bâtonnier, avocat au barreau de la Guyane, a effectué une mission en Turquie avec trois autres avocats français pour défendre 18 avocats turcs. Il explique pourquoi exercer la profession d’avocat est devenu risqué. Il considère qu'il n’y pas d’avocat sans liberté ni de liberté sans avocat.
Vous, l’avocat guyanais, vice-président de la Conférence des bâtonniers de France, avez effectué une mission en Turquie avec trois autres avocats français, pour défendre dix-huit avocats turcs poursuivis. Comment s’est passé le procès ?
Je me suis déplacé pour représenter la Conférence des bâtonniers de France. L’objectif était de marquer notre soutien aux combats que mènent les avocats turcs. En effet, les libertés et les droits ne cessent de reculer en Turquie depuis la tentative de coup d’État. Exercer la profession d’avocat est devenu risqué aujourd’hui en Turquie. J’ai résumé la situation actuelle en énonçant un phrase de Jacques Prévert : « Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie. »
Sur ce point, je pense que les avocats, tout comme les journalistes, sont les vigies d’une démocratie, les baromètres qui permettent d’apprécier de manière concrète la réalité du fait démocratique dans une société. Ainsi, lorsque les avocats ne peuvent plus défendre des clients sans être inquiétés, que les journalistes ne peuvent plus publier librement et éveiller l’opinion publique, que les magistrats...

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