La Gabrielle / le Malani : Les pièces arrivent, mais les questions restent
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La Gabrielle / le Malani : Les pièces arrivent, mais les questions restent

Eric GERNEZ
Véhicules de tourisme, poids lourds et engins de chantier bloqués au Suriname alors qu’ils sont attendus de l’autre côté. L’impact économique de la carence de service transfrontalier est flagrant.
Véhicules de tourisme, poids lourds et engins de chantier bloqués au Suriname alors qu’ils sont attendus de l’autre côté. L’impact économique de la carence de service transfrontalier est flagrant. • EG

La CTG annonce la réparation de la vieille Gabrielle sans donner de date de reprise

Dans un effort de communication, la CTG, via les réseaux sociaux, informe qu'" une date de reprise des rotations vous sera communiquée la semaine prochaine, dès que les spécialistes auront estimé le délai nécessaire à l'achèvement des travaux. " 

La panne, vrai motif ou symptôme d'un malaise plus profond ?

Le vide de communication qui entoure le sujet — l'affaire, pourrait-on dire désormais, du Malani — n'incite pas à la confiance. Si l'on résume l'histoire, la somme des manquements de La Gabrielle ne serait que la conséquence logique de son grand âge, près de cinquante ans, alors que c'est le Malani qui devrait naviguer. La panne et le manque de pièces représenteraient alors l'arbre qui cache la forêt.

Sur place, les personnes qui gravitent autour du port évoquent d'autres problèmes, liés à l'assurance ou au personnel, qui hypothéqueraient à terme le fonctionnement de La Gabrielle. Sans entrer dans ce débat, la vraie question reste la suivante : quand va-t-on pouvoir bâtir des modèles économiques viables avec un service effectif ? En clair, quand une date fixe de mise en service du Malani sera-t-elle annoncée ?

Pas de compensation envisagée

Le communiqué de la CTG précise ainsi que : " À la reprise du service, les rotations débuteront prioritairement par la résorption des véhicules et camions actuellement bloqués à la gare fluviale d'Albina. "

Le communiqué présente également des excuses pour la gêne occasionnée. Ce nouvel épisode d'interruption de service a engendré une colère sourde parmi les entreprises qui en dépendent tant au Suriname qu'en Guyane. Il ne semble pas prévu que l'opérateur du service assume les dommages économiques ou propose des compensations. Les entreprises qui doivent honorer des contrats commerciaux devront, elles, supporter les conséquences financières des retards.

Les réactions recueillies vont dans le sens d'une relation reposant sur un engagement de service contractuel.

Cet effort de qui informerait d'une date ferme la mise en service du Malani.

Le 13 mai, chargement à la grue, depuis le quai d’Albina, de palettes sur des pirogues, seul moyen d’assurer la continuité commerciale.
Le 13 mai, chargement à la grue, depuis le quai d’Albina, de palettes sur des pirogues, seul moyen d’assurer la continuité commerciale. • EG

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