« Il faut être fou pour être agriculteur »
Entre l'accumulation des factures, les démarches administratives et les journées sans fin, les agriculteurs témoignent de la charge mentale qui pèse sur leur quotidien.
À quelques mètres à peine de la RD 5, dans la commune de Montsinéry-Tonnegrande, s'étend la parcelle agricole de Charlette Hovel. Une vingtaine d'hectares vallonnés, entourés par la forêt. Il faut s'engager sur une piste cahoteuse, traverser un pont qui surplombe une crique et s'engager sur une colline en soulevant des nuages de poussière pour atteindre son hébergement.
Depuis sa maison en perpétuels travaux, Charlette dispose d'une vue imprenable sur sa parcelle composée de terrains défrichés, d'un hangar en ruines et de quelques citronniers asséchés.
Pourtant, Charlette n'a rien d'une agricultrice novice. La comptable de formation s'est lancée dans l'aventure il y a plus de dix ans.
Pendant des années, Charlette vit un « un parcours du combattant » pour obtenir son terrain, déforester, bénéficier des subventions et enfin toucher de l'argent grâce à sa production de fruits et légumes.
Grâce à son ancien emploi de comptable, Charlette a pu bénéficier dès le lancement de son activité d'une couverture sociale, ce qui n'est pas le cas des jeunes agriculteurs.
« Pour qu'il puisse avoir une couverture sociale, il faut qu'il ait deux hectares de production, explique la secrétaire...

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