Grève à la Palette : «le directeur est en mission contre ses salariés»
France-Antilles Téléchargez l'application France-Guyane Installer

La radio 100% Caraïbes
8s
×
Mouvement social

Grève à la Palette : "le directeur est en mission contre ses salariés"

Tristan DEREUDDRE
Le piquet de grève est organisé devant l'établissement de La Palette, depuis le 26 mars.
Le piquet de grève est organisé devant l'établissement de La Palette, depuis le 26 mars. • T.D.

Les salariés dénoncent un non respect des conditions de sécurité et un "management toxique" du nouveau directeur de l'établissement, en poste depuis le 15 janvier.

Les salariés de La Palette sont en grève depuis le mercredi 26 mars. La mobilisation, organisée devant l'établissement, vise à dénoncer plusieurs dysfonctionnements internes. La gestion actuelle du personnel et les conditions de sécurité sont particulièrement décriées par les grévistes.

"Management toxique" et "racisme" de la direction

Depuis l'arrivée de la nouvelle direction, arrivée le 15 janvier dernier, il y a déjà eu cinq démissions et quatre mesures disciplinaires. "Un collègue a pris un avertissement parce qu'il portait un AirPods. C'est un management toxique", déplore Nadège, salariée de La Palette.

Plusieurs salariés affirment avoir été confrontés à des attitudes discriminatoires de la part de la direction. "On va poser les mots, il y a clairement du racisme. Les cinq personnes en procédure, ce sont des blacks", nous rapporte un salarié. Rencontré sur place, le directeur n'a pas souhaité répondre à nos questions. 

Le PDG du groupe, présent sur le territoire la semaine dernière, n'a pas reçu les salariés. "Ils n'ont aucun moyen de se défendre, puisqu'il n'y a pas de représentants du personnel dans l'entreprise", indique Yannick Xavier, représentant syndical UTG. "On a l'impression qu'il est en mission contre ses salariés", poursuit-il.

Absence de formation de sécurité

Dans le cahier des revendications, les salariés insistent sur l'application des normes de sécurité. Ils déplorent l'absence de formations, notamment du Certificat d'aptitude à la conduite en sécurité (Cases). "On réclame l'application de nos droits légaux. On utilise des nacelles, des escabeaux, à plusieurs mètres de hauteur. Ce sont les anciens qui forment les nouveaux de manière bénévole. Clairement, on se sent en danger", s'inquiète Nadège.

Dysfonctionnement des climatiseurs, problèmes de TP, équipement de protection individuelle (EPI) non fournis par l'entreprise : les salariés sont à bout. "Ce n'est plus possible. On ne peut plus continuer dans ces conditions. On ne va rien lâcher", dénonce Magali, salariée.

Malgré les tentatives de dialogue, la direction reste fermée selon l'UTG. “On est en attente. On est ouvert à la discussion. Mais le directeur parle déjà du non-paiement des jours de grève", regrette Yannick Xavier. Le mouvement social se poursuit ce lundi. Sur la vingtaine de salariés de l'établissement, seuls deux ne participent pas au mouvement social.

Édition spéciale :
Rétro 2025

Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique

Voir la boutique

Suivez l'info en temps réel
sur l'appli France-Guyane!

Télécharger
8s
×