11 millions d’euros par an pour dévaser nos ports
Construits dans des estuaires, les ports guyanais nécessitent un dragage des bassins et chenaux constant et onéreux. L'accumulation des sédiments y est accentuée par une dynamique des bancs de vase unique au monde puisque appartenant au delta de l'Amazone, plus grand fleuve de la planète. L'entreprise néerlandaise De Boer, détentrice du marché du dragage, y a développé une technique innovante pour fluidifier la vase afin qu'elle soit emportée au large par la force des courants.
Tourbe, dense et marron. En Guyane, la bande côtière est aussi chargée en alluvions que les nombreux fleuves du département amazonien, dont le Kourou et le Mahury, où sont construits les principaux ports du territoire : Dégrad-des-Cannes pour les marchandises, et Pariacabo qui accueillent les éléments des fusées décollant du Centre spatial guyanais.
Dans ces estuaires, le dragage d'entretien des chenaux et des bassins se fait 365 jours par an. Car en plus des éléments emportés par le débit des puissants...

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