Eau du robinet : l'ARS rassure, l'eau reste potable malgré la présence du composé chimique
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Eau du robinet : l'ARS rassure, l'eau reste potable malgré la présence du composé chimique

Nahomie Perigny
Après des "mesures coercitive mise en œuvre" L'ARS annonce un résultat conforme en dessous de la limite réglementaire, ce vendredi 31 octobre.
Après des "mesures coercitive mise en œuvre" L'ARS annonce un résultat conforme en dessous de la limite réglementaire, ce vendredi 31 octobre. • SHUTTERSTOCK.

À Sinnamary, les taux sont passés de 100 ug /L, avec 79 ug/L en moyenne. Pour les communes alimentées par la station la Comté, le taux est passé de  134 ug/L à 88 ug/L. Et pour la station de Matiti c'est une chute de 115 ug/L à 54 ug/L

En mars 2025, nous révélions dans nos colonnes la présence récurrente et élevée de trihalométhanes dans l'eau du robinet. Après la mise en œuvre de mesures coercitives, l'ARS annonce ce vendredi 31 octobre un résultat conforme, désormais en dessous de la limite réglementaire.

Depuis le mois de juillet, c'est à huis clos que l'ARS a engagé un plan d'action conjoint avec la CACL, les élus de Sinnamary et leur délégataire, la Société guyanaise des eaux. Ce plan d'action a permis une nette baisse de la concentration en trihalométhanes dans l'eau des communes concernées.

 

À Sinnamary, les taux sont passés de 100 µg/L à 79 µg/L en moyenne. Pour les communes alimentées par la station de la Comté, ils sont passés de 134 µg/L à 88 µg/L, tandis que pour la station de Matiti, la concentration a chuté de 115 µg/L à 54 µg/L.

Malgré ces résultats encourageants, Laurent Bien, directeur général de l'ARS, reste prudent :

" Nous poursuivons le programme de surveillance à long terme, avec des contrôles systématiques."

"L'eau est et a toujours été potable"

Bien que le taux de THM présent dans l'eau était au-dessus des normes réglementaires, " un dépassement ponctuel de trihalométhanes ne remet pas en cause la potabilité de l'eau, mais nécessite une vigilance accrue", affirme Francky Mubenga, responsable de la veille sanitaire à l'ARS," Donc depuis le début, l'eau est et a toujours été potable. Nous avons constaté le problème à temps." C'est pour une consommation à long terme " si l'augmentation est continue" que la consommation de l'eau peut augmenter le risque de cancer de la vessie. 

De son côté, le député de la première circonscription, Jean-Victor Castor, dénonce le mutisme de l'ARS sur la situation, qui justifie son silence par l'absence de danger immédiat lié à la présence de cette substance dans l'eau, sauf en cas d'exposition prolongée. Une manière, selon lui, de banaliser un risque sanitaire.

 

En réponse, l'ARS précise : " Lorsqu'un dépassement est constaté, il n'y a pas nécessairement de communication publique, tant qu'aucune restriction d'usage n'est requise. "

Pas de solutions à long terme

Issus de la réaction entre le chlore et la matière organique naturellement présente, les THM sont inévitables dans nos eaux. L'essentiel est que leur concentration ne dépasse pas la limite réglementaire, laquelle varie d'un pays à l'autre. En Australie, par exemple, le seuil toléré est de 250 µg/L de THM.

Pour le moment, aucune alternative au chlore et à l'alumine n'est envisagée. Un tel changement, particulièrement radical, nécessiterait une restructuration complète des stations de traitement, qui sont pour la plupart vétustes. La mise en place d'un nouveau mode de traitement pourrait même impliquer la construction d'une nouvelle station d'eau potable.

 

L'ARS affirme que l'eau est et a toujours été potable.
L'ARS affirme que l'eau est et a toujours été potable. • N.P

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