Des femmes détenues exposent leur imaginaire au musée Franconie
L'exposition Un récit humain à la lisière du monde s'ouvre ce mercredi au musée
À partir du 8 avril, le musée Franconie accueille une trentaine d'œuvres issues d'un atelier mené au centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly. Pendant plusieurs mois, seize détenues ont exploré la photographie comme espace de réinvention de soi, mêlant objets personnels, collages et mises en scène pour créer des images hybrides et symboliques.
Coordonné par la Maison de la Photographie Guyane-Amazonie et le photographe Guillaume Martial, ce travail donne naissance à des autoportraits à la frontière du réel et de l'imaginaire, abordant des thèmes comme l'identité, la migration ou encore le rapport au territoire.
Un outil d'émancipation
Pensées comme des " totems photographiques ", ces créations traduisent des parcours intimes tout en ouvrant un espace de liberté dans le contexte de la détention. La photographie devient alors un outil d'émancipation intellectuelle et sensible.
En parallèle de l'atelier, la résidence artistique de Guillaume Martial s'inscrit dans la continuité de ses recherches menées en milieu carcéral. Son travail interroge les notions d'enfermement et de contrainte à travers une réappropriation ludique de l'espace et de l'architecture, questionnant les frontières entre intérieur et extérieur, visible et invisible.
L'exposition est visible jusqu'au 29 avril et sera inaugurée ce mercredi à 17h30, avec une performance de l'artiste Juan David Moline, en résidences croisées Guyane-Québec avec la Villa Sylvia en collaboration avec le tiers-lieu le 32Bis à Cayenne.

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