Classes, AED, réseau informatique : la rentrée sous tension dans deux lycées
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Classes, AED, réseau informatique : la rentrée sous tension dans deux lycées

Oriane REALLE
Des professeurs du Lycée Félix-Eboué ont distribué des papiers pour dénoncer la fermeture de la classe de seconde, vendredi 4 septembre.
Des professeurs du Lycée Félix-Eboué ont distribué des papiers pour dénoncer la fermeture de la classe de seconde, vendredi 4 septembre. • OR

Le dysfonctionnement du réseau informatique est dénoncé par les personnels du Lycée professionnel Jean-Marie-Michotte

Une quinzaine de personnels se sont mobilisés tracts en main aux abords du lycée Félix-Éboué, ce vendredi 4 septembre, pour dénoncer la fermeture d'une classe de seconde et la situation des assistants d'éducation sans contrat (AED).

" Le but n'est pas de bloquer quoi que ce soit, mais d'informer les parents sur ce qui est en train de se passer ", explique Carmen Bally, professeure d'histoire-géographie. " Beaucoup découvrent la situation." Des élèves de seconde ont eux aussi fait le lien avec leur rentrée : "Ils m'ont dit : Ah, mais c'est pour ça qu'hier, en physique-chimie, il n'y avait pas de place pour tout le monde."

Des effectifs trop important

Avec la supression d'une classe, désormais à 11, les secondes se retrouvent entre 27 et 28 élèves par salle. " On l'a appris il y a une semaine alors qu'on avait déjà fait nos répartitions ", poursuit la professeure. " Il n'y a eu aucune concertation. " Le motif avancé est celui de la baisse démographique. " Nous, on ne la constate pas. "

Romain Jacquet, de Sud Éducation, rappelle le protocole de sortie de grève signé en mars 2025 : "Le rectorat s'est engagé à à mettre tous ses efforts pour réduire les effectifs par classe." Pour les personnels mobilisés, la demande est claire : " On attend qu'ils nous rendent la classe."

Les AED sans contrat

Les assistants d'éducation dénoncent aussi des conditions de rentrée difficiles. " On a travaillé depuis le 1er septembre, sans contrat ", témoigne Vanessa. " C'est la première fois que ça arrive. "

" Il n'y a aucune sécurité derrière ", poursuit-elle. Sans contrat, la rémunération n'est pas certaine. "On se demande si on va nous faire rattraper les heures. On est perdu", confie Ralph. 

Le jour de la rentrée, seuls trois AED, en CDI, et deux conseillers principal d'éducation (CPE) étaient présents pour encadrer 1 250 élèves, selon les personnels mobilisés. " On ne peut pas assurer la protection, la sécurité et un accueil digne des élèves ", dénonce Romain Jacquet.

Débrayage au lycée Michotte

Au lycée professionnel Jean-Marie-Michotte, un débrayage a aussi eu lieu ce vendredi à 7h30. " Il y a eu très peu de professeurs qui ont débrayé ", indique Bruno Niederkorn, secrétaire général du Steg-UTG.

Le mouvement porte sur les difficultés liées au réseau informatique installé par la société Avant-Garde, qui a obtenu le marché de la CTG pour les établissements du secondaire. " Hier, une grande partie du réseau dysfonctionnait. Les collègues étaient en grande difficulté pour faire cours, faire l'appel, projeter les documents ou remplir le cahier de texte. "

" Le réseau partait et revenait. Ça donne des conditions de travail désastreuses ", dénonce-t-il. " On a saisi la CTG et on attend un retour. "

Le rectorat et la CTG sont en contact avec les établissements. 

Certains parents n'étaient pas informés de la situation. 
Certains parents n'étaient pas informés de la situation.  • OR
Certains parents n'étaient pas informés de la situation. 
Certains parents n'étaient pas informés de la situation.  • OR

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