La famille mulâtre : Ceïde
La tombe, située à droite de l'entrée
principale du cimetière, est surmontée de trois stèles en forme
trinitaire. L'épitaphe est occupée par les noms des principaux
membres de la famille. Atipa, n'a pas tort de l'associer à Vitalo,
il connaît parfaitement le microcosme social créole de Cayenne. Le
fondateur de la lignée se prénomme Jean-Baptiste. Il achète
l'habitation Loyola peu après l'abolition de l'esclavage. Son
épouse, Marie-Catherine Ozirine Sylvain, « propriétaire » , « ne
sachant ni lire, ni signer » , demeure à Cayenne, rue de Provence,
au n°32. Mme veuve Ceïde mourra le 2 juin 1873, l'année de la
découverte de l'or du Courcibo sur le Sinnamary et opérée par les
frères de Théophile Vitalo. Elle laissera comme héritiers :
Aristide Paul Emile (mort en 1884), Alexis Théodore (mort en 1883 à
Paris) et le troisième, Adonis. Les actions de la Compagnie
d'Approuague, qu'ils reçoivent en héritage, contribuent à mettre
leurs pieds à l'étrier du monde aurifère. Alexis Théodore, dès le 5
décembre 1872, est dans le secteur de la rivière Courcibo. Cette
famille sera si puissante qu'elle introduira en Guyane les
premières machines à laver le linge, à Baduel, possédera des mines
d'or jusqu'au Guyana, et, enfin, sera propriétaire d'un na vire à
vapeur allant commercer jusqu'aux portes de la Caraïbe....
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