Cayenne : le palmier des aras abattu, la mairie répond
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Cayenne : le palmier des aras abattu, la mairie répond

Gérôme GUITTEAU, g.guitteau@agmedias.fr
Le ara bleu dans son palmier de la place des Palmistes avant que cette herbe géante soit coupée par les services municipaux.
Le ara bleu dans son palmier de la place des Palmistes avant que cette herbe géante soit coupée par les services municipaux. • UWE BERGWITZ

Le refuge des aras sur la place des Palmistes a été coupé.

Mais qu'est-il passé dans la tête de la mairie de Cayenne ?
Le palmier creux qui accueillait un couple d'aras sur la place des Palmistes a été coupé samedi dernier en journée. Le lendemain, l'un des aras a manifesté son mécontentement en réveillant le voisinage avec des cris stridents. L'incompréhension règne chez les oiseaux et l'inquiétude chez les riverains.

 

 

Le couple avait-il commencé à nidifier dans ce palmier ?
" On ne le sait pas. Ils partaient vers 18 heures pour un autre lieu tous les soirs. Donc, on peut penser qu'ils nidifient ailleurs, mais le couple était très intéressé par ce palmier, c'est certain ", explique Olivier Claessens, du Gepog.

La mairie n'a prévenu personne. " On suppose qu'il s'agit d'une question de salubrité publique. Le palmier risquait sûrement de tomber. Ils n'ont pas voulu prendre de risque. Cela se comprend ", tempère l'ornithologue.

"Il y avait onze palmiers qu'on devait abattre, après un diagnostic. Six présentés un danger imminent. J'ai demandé d'en conserver cinq pour les aras. Leur palmier préféré a effectivement été abattu car trop risqué pour les vies humaines. Mais j'espère qu'ils vont rester sur les Palmistes", détaille Jemetree Guard, élu délégué à l'environnement.  "Les animaux sont revenus en ville après le covid. On fait tout pour qu'ils restent. Il en va de notre responsabilité de les maintenir en ville. Regardez-les cabiaïs à Hibiscus."

Le Gepog a proposé d'installer un nichoir sur la place des Palmistes pour accueillir durablement ces aras, qui donnaient le sourire aux usagers de la place. Qui n'a pas sorti son téléphone pour immortaliser leur présence, devenue si rare depuis les années 1980 ?

"Je dis mille fois oui pour ce nichoir", s'exclame Jemetree Guard. 

Faune-Guyane pour les suivre

L'association reste preneuse de toutes les informations possibles sur cette bande d'aras qui sillonne le littoral cayennais et rémirois depuis plusieurs mois. L'un des couples est issu de captivité. Pour les autres, le mystère demeure. Quant au cacatoès qui les accompagnait, il a disparu.
Les signalements peuvent être transmis via la plateforme Faune-Guyane.

 

La plateforme de suivi de la faune guyanaise

 

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