L'histoire de la Nouvelle-Calédonie, posée
au milieu de l'océan Pacifique, et celle de la Guyane suivent
quelques parallèles : possessions de la France coloniale, l'État y
a installé un bagne qui a accueilli des condamnés politiques et de
droit commun. Leur autre point commun est synonyme de richesse,
avec tout l'arsenal qui en découle : nickel d'un côté, or de
l'autre, les stratégies d'exploitations multiplient les impacts,
économiques, écologiques, sociétaux.
La Nouvelle-Calédonie connaît les
déplacements des autochtones kanaks dans des réserves et les
révoltes dont émerge un mouvement séparatiste. Les tensions
communautaires tournent à la guerre civile (70 morts dans les
années 1980), jusqu'au drame de la grotte de l'île d'Ouvéa : en mai
1988, 23gendarmes y sont pris en otages par des indépendantistes et
l'assaut pour les libérer fait 21 morts. Un travail de
réconciliation commence. Les accords de Matignon, en juin 1988,
prévoient l'organisation d'un référendum d'autodétermination. Un
processus d'indépendance par étapes, sur vingt ans, est approuvé
par 72% des Calédoniens, avec l'organisation d'une consultation
populaire d'autodétermination, demain.
D'un côté, donc, les non-indépendantistes
(29 élus sur 54 au Congrès, instance législative locale) : en mai,
ils ont reçu le soutien d'Emmanuel Macron, en visite à Nouméa. Le
président de la République, le premier à se rendre à Ouvéa depuis «
les événements » , a affirmé que « la France serait moins belle
sans la Nouvelle-Calédonie » . De l'autre, les indépendantistes (25
élus), une famille dominée par les quatre composantes du FLNKS, qui
appelle le « peuple kanak » à « conclure un combat qui dure depuis
164 ans » . Nombre d'électeurs estiment cependant que, malgré ses
richesses, le territoire...
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