Suriname : les leçons de la sécheresse
Au moment où quelques nuages apportent une lueur d'espoir, le niveau des fleuves reste dramatiquement bas. Sans encore voir la fin de ce triste épisode météorologique, nous pouvons déjà réfléchir aux leçons à retenir.
Les fleuves, sources de vie, moyens de transport et âmes des populations de l'intérieur, sont à sec. Cette eau, indispensable aussi à la forêt et à la faune qu'elle abrite, est devenue rare. La pénurie étend ses conséquences jusqu'à la ville.
Le fleuve en panne
Chaque jour autoroute à pirogues, le fleuve, aujourd'hui, est en panne. Illustré ici par notre photo sur la basse Lawa, l'endroit où des dizaines de pirogues montent et descendent quotidiennement est maintenant d'un calme lunaire. Ce n'est pas l'image à sensation d'un saut où les pierres apparaissent, mais celle d'un mélancolique paysage qui n'est plus troublé par le bruit des moteurs de pirogues. On y observe ces fûts de carburant et ces bouteilles de gaz, statiquement dans l'attente d'une pirogue qui ne vient pas ! Avec à peine un mètre d'eau, il est difficile de naviguer et peu sont ceux qui se risquent à la casse ou au chavirage.
« Mon Chinois n'a plus rien, pas de poulet, pas de légumes, plus de riz, plus de bière ! », nous dit, au téléphone, en espagnol, Lucia, qui tient un bar au bord du fleuve, normalement très fréquenté par les garimpeiros et aujourd'hui désert. « Ils ne peuvent...

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