Suriname : circulation de faux dollars à Albina
La police a arrêté cinq individus tentant d'écouler de fausses coupures de 100 USD dans un magasin d'Albina.
Le Suriname est habitué à offrir la capacité de paiement avec les devises étrangères ; SRD, Euros ou Dollars américains, sont acceptés partout. Les commerçants les changent au taux du jour, cela fait partie du quotidien. La vigilance est cependant requise, spécialement dans les environs d'Albina, de Saint-Laurent et sur le fleuve.
La police d'Albina interpelle des porteurs de faux-dollars.
Cinq personnes se sont présentées pour faire des achats dans un magasin d'Albina. Ils ont acheté pour 51.800 SRD de marchandises et ont dit vouloir payer leur facture en dollars US. La somme de 1.400 dollars en billets de 100 a été ainsi transmise. Plus tard, lors de la fermeture du magasin, le commerçant s'est rendu compte de l'escroquerie, les billets de 100 dollars étaient faux. Grâce aux caméras de surveillance, la police a pu identifier et interpeller les individus. Ils ont été placés en garde à vue. La police du commissariat d'Albina poursuit l'enquête pour identifier d'autres personnes impliquées.
Des faits récurrents sur Albina
Le montant des sommes en jeu ne semblent pas indiquer une filière constituée de production de fausse-monnaie en bande organisée. Il existe, cependant, un contexte récurrent d'apparition de fausses coupures sur Albina, qui doit interroger et alerter. Déjà en février et en juin 2025, des billets de 50 dollars falsifiés avaient circulé et provoqué un communiqué de la Banque Centrale du Suriname pour appeler à la vigilance.
A cette époque, il avait été signalé que certains billets portaient le même numéro de série. Un signal de contrefaçon simple à vérifier. Cette diffusion de fausse-monnaie interroge. Est-ce la queue de comète d'un trafic de grande envergure avec l'écoulement de billets issus de la grande criminalité transnationale ou une petite fabrication artisanale locale ? On ne saura le dire, pour l'instant. Ces faits renforcent, malheureusement, l'image d'Albina comme l'épicentre d'une zone de non-droit.

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