Retour par les chemins des garimpeiros
Des Brésiliens transforment en or le gasoil entré clandestinement en Guyane. Par des voies inconnues, cet or finit à Paramaribo. Chaque année, 600 millions d'euros sont ainsi volés à la France, au nez et à la barbe de son armée. France-Guyane a remonté la piste de cet or tiré du sous-sol guyanais.
Le jour se lève dans la forêt. Les deux ponts utilisés pour le passage du matériel d'orpaillage sont détruits. Sans illusions, nous savons que les orpailleurs les reconstruiront ailleurs, très rapidement. Le jeu continuera, inlassable, une crique plus loin.
Saisies, destructions, interpellations et notifications de quitter le territoire. Nous entamons la marche de retour pour remonter vers le Nord en direction de la crique où nos piroguiers de la veille viennent nous récupérer pour regagner le camp Lunier, situé à Maripasoula.
Partie 1 du reportage ici : Traquer, détruire... puis recommencer
Antonio da Brinco et Ronaldino les postes avancées de l'orpaillage clandestin
Avant de partir le lendemain pour l'aérodrome local surinamais, il était impossible de ne pas se rendre, en face de la base, sur les sites Antonio da Brinco et Ronaldino, sur la rive surinamaise.
Parmi les résidents de la base, la présence de ces comptoirs érigés sur pilotis, juste de l'autre côté du fleuve, rappelle, nuit et jour, qu'un autre monde existe. Celui, fantasmé, du garimpo et ses comptoirs où l'on paie tout en grammes d'or, des sacs de riz aux charmes des filles.
À chaque couleur de maison, une activité : verts, les mécanos, bleus, les magasins, rouges, les cabarets. « Ici, tu peux y aller, mais l'autre endroit, là-haut, c'est trop dangereux... » Les militaires se savent interdits, leur statut les empêche d'y aller voir et toutes les histoires circulent bon train.

La radio 100% Caraïbes

- Suivez-nous
-
-
-
-
-
-
S'inscrire aux newsletters