Il y a quelques jours de cela, dans ces
mêmes pages, j'exprimais tout mon soutien à un collectif que je
pensais fraternel, louais une manifestation populaire qui criait,
certes, sa révolte, mais, aussi et surtout, son désir profond
d'être considérée dans toute sa citoyenneté et dans toute sa
pluralité. Cet élan populaire massif et pacifique, c'était celui
d'une population exaspérée de subir des violences et de se sentir
oubliée de la République. Quoi de plus légitime ? Pour autant, je
n'ai pas entendu cette même population scander son désir de
changement statutaire ou exprimer sa haine de l'État français,
mais, bien au contraire, son souhait d'être traitée avec égalité,
de voir sa jeunesse trouver des formations et des emplois, d'être
mieux soignée, de ne plus être à la merci des délinquants et
criminels, bref de trouver des conditions de vie décentes, dignes
d'un territoire français, auquel elle est attachée (a-t-elle
manifesté le contraire ?) et pas d'un territoire délaissé et
paupérisé.
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