Vous attendiez-vous à l’événement que
provoque la simple annonce de la sortie de votre film ?
Pas du tout ! J’ai commencé à écrire ce film en 2015 parce que
je voulais raconter ma condition de Noir et de Français. Il y a
tellement peu de trucs qui décrivent cette condition… Je ne voulais
pas faire un film politique et, avec les événements, c’est devenu
politique.
L’humour est donc aussi un vecteur
politique ?
Bien sûr ! L’humour est un très bon vecteur mais pas que pour
la politique, pour tout ! L’humour permet de faire passer des
messages à condition que ce soit fait de manière intelligente.
C’est ce que nous avons essayé de faire avec « Tout simplement
noir ». On avait un message à faire passer, une question à
poser : qu’est-ce que c’est le communautarisme ?
qu’est-ce que c’est d’être Noir et Français ? On avait tout ça
à mettre sur la table et après, on a essayé de le dire de façon
marrante.
La plupart des acteurs du film jouent leur
propre rôle, comment avez-vous fait votre casting ?
Il y avait un axe narratif principal avec le héros qui veut
organiser une marche et, à l’intérieur de cet axe, il y a des
thématiques que l’on a voulu aborder, parmi celles-ci le fait
d’être une artiste noire qui joue avec les clichés pour Claudia
Gbagbo, le métissage pour Eric Judor… On a choisi les thématiques
et après, on a inséré les comédiens, on n’a pas fait l’inverse.
On les a choisis en fonction de ce qu’ils avaient à défendre....
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