« Les guyanais tournent le dos à la mer »
LA GUYANE, LA MER

« Les guyanais tournent le dos à la mer »

Michel LE TALLEC

Pêche illégale, difficultés de recrutement de jeunes marins-pêcheurs, état de la ressource, projet d’armement à la pêche hauturière : président du CRPM (Comité Régional des Pêches Maritimes) * depuis 2017, après avoir occupé la fonction de 1987 à 2007. Georges-Michel Karam livre à bâtons rompus ses réflexions sur l’état de la pêche guyanaise. Rencontre.

À l’automne dernier, vous aviez relancé l’idée de permettre aux pêcheurs professionnels guyanais de pratiquer la pêche hauturière au large des côtes. Ce projet avait reçu, pour la seconde fois, un avis défavorable du CNPM (Comité National des Pêches Maritimes). Allez-vous persister dans votre démarche, malgré ces deux refus ?

Et comment ! Inutile de revenir sur les raisons qui a poussé le CNPM, via sa commission DOM, à émettre cet avis défavorable. En revanche, je persiste à dire que nous avons, nous pêcheurs guyanais, de véritables richesses halieutiques environ 50 à 60 nautiques (90 à 120 kilomètres, NDLR) de nos côtes : du thon jaune, du mar-lin bleu, du marlin blanc, de la carangue, du gros vivaneau, de la daurade…
 Admettons que le CNPM revienne à de meilleures dispositions. Que faudrait-il faire pour lancer ce projet de pêche hauturière...