Vaval sur la Garonne
Le défilé de Bordeaux, ce dimanche, est devenu au fil du temps un rendez-vous incontournable pour les Antillais qui vivent en métropole.
Bordeaux, carnaval des Antillais de l’hexagone
La communauté estudiantine antillaise de toute la France se retrouve sur les rives de la Garonne. « On est venu en bus de Paris. Nous étions 150. Depuis jeudi soir, nous enchaînons les soirées où l’on retrouve vraiment l’ambiance de chez nous. On a même fait un vidé dans le tramway ! » raconte Aurélia Bracha, étudiante parisienne de 27 ans qui fait le déplacement pour la troisième fois. Car des associations développent un programme complet de festivités autour de ce carnaval bordelais avec, en point d’orgue cette année, un concert de Jean-Philippe Marthély. Le succès est tel que les places se vendent en un clin d’œil sur les réseaux sociaux.
Le défilé du dimanche est l’apothéose de ce week-end de folie. Les bouteilles de rhum s’échangent de mains en mains, le spectacle est autant aux abords du cortège que dans les groupes qui se succèdent. Chayé Yo ne rate plus un seul rendez-vous bordelais depuis sa première participation il y a 4 ans. « Pour moi, c’est le plus important après celui de Paris en juillet » à en croire Chrisna Chafograck, le leader.
VaK Band, groupe martiniquais né à Bordeaux
Les étudiants martiniquais de Bordeaux ont créé un groupe en 2006, VaK Band, avant de prolonger l’aventure en Martinique depuis un an, tant ils ont noué de liens forts lors des carnavals sur les rives de la Garonne.
La grisaille, ni la pluie fine n’entament en rien la bonne humeur des participants comme des spectateurs qui assistent, ravis, à ce carnaval métissé dans toute la ville.
Épuisés, les carnavaliers reprennent le chemin de Paris, Montpellier ou encore Toulouse en fin d’après-midi pour reprendre le fil de leurs études… en attendant l’année prochaine.

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