Un président sortant
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« UN FRANÇAIS PARMI LES AUTRES »

Un président sortant

CRISE. Après ceux d'Irlande, du Portugal ou d'Espagne, Nicolas Sarkozy devient le dernier dirigeant en date désavoué par les électeurs dans un contexte de crise économique et de la dette en Europe.
CRISE. Après ceux d'Irlande, du Portugal ou d'Espagne, Nicolas Sarkozy devient le dernier dirigeant en date désavoué par les électeurs dans un contexte de crise économique et de la dette en Europe.

François Hollande a remporté le second tour de la présidentielle et devient le deuxième président de gauche de la Ve République, aux dépens de Nicolas Sarkozy (UMP), contraint de quitter l'Elysée après un seul quinquennat.

La gauche a savouré le « bonheur » de la victoire de François Hollande, tandis que Nicolas Sarkozy annonçait qu'il redevenait « un Français parmi les Français » , après avoir déclaré à des responsables de l'UMP qu'il ne mènerait pas la bataille des législatives. Le président sortant a souhaité soir donner « l'image d'une France qui n'a pas de haine au coeur » après sa défaite. Plombé par une impopularité chronique, ayant eu à exercer en pleine crise économique depuis 2008, Nicolas Sarkozy, qui comptait sur un sursaut de l'électorat de droite et un excellent report notamment des 6,4 millions de voix s'étant portées sur Marine Le Pen (FN), a donc été battu.
IL NE MÈNERA PAS LES LÉGISLATIVES
Avant même son entrée en campagne, M. Sarkozy, 57 ans également, avait assuré qu'il se retirerait de la vie politique en cas de défaite. Jusqu'au dernier jour, il avait néanmoins affiché sa confiance et promettait des « surprises » , dénonçant un parti pris des médias contre lui. M. Sarkozy a appelé les ténors de l'UMP, dont François Fillon et Jean-François Copé, réunis à l'Elysée, à rester « unis » . Il leur a confirmé qu'il ne mènerait pas la bataille des législatives en juin. La participation s'établirait entre 80 et 82%, selon l'ensemble des instituts de sondages, taux inférieur au second tour de la présidentielle de 2007 (83,9%) mais supérieur à celui du premier tour il y deux semaines (79,5%). Comme au premier tour, des médias étrangers ont brisé l'interdiction de diffusion d'estimations avant 20H00. Considérant que ce qui s'apparentait à un embargo était rompu, l'Agence France-Presse a, comme pour le...

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