La gauche a savouré le « bonheur » de la
victoire de François Hollande, tandis que Nicolas Sarkozy annonçait
qu'il redevenait « un Français parmi les Français » , après avoir
déclaré à des responsables de l'UMP qu'il ne mènerait pas la
bataille des législatives. Le président sortant a souhaité soir
donner « l'image d'une France qui n'a pas de haine au coeur » après
sa défaite. Plombé par une impopularité chronique, ayant eu à
exercer en pleine crise économique depuis 2008, Nicolas Sarkozy,
qui comptait sur un sursaut de l'électorat de droite et un
excellent report notamment des 6,4 millions de voix s'étant portées
sur Marine Le Pen (FN), a donc été battu.
IL NE MÈNERA PAS LES LÉGISLATIVES
Avant même son entrée en campagne, M.
Sarkozy, 57 ans également, avait assuré qu'il se retirerait de la
vie politique en cas de défaite. Jusqu'au dernier jour, il avait
néanmoins affiché sa confiance et promettait des « surprises » ,
dénonçant un parti pris des médias contre lui. M. Sarkozy a appelé
les ténors de l'UMP, dont François Fillon et Jean-François Copé,
réunis à l'Elysée, à rester « unis » . Il leur a confirmé qu'il ne
mènerait pas la bataille des législatives en juin. La participation
s'établirait entre 80 et 82%, selon l'ensemble des instituts de
sondages, taux inférieur au second tour de la présidentielle de
2007 (83,9%) mais supérieur à celui du premier tour il y deux
semaines (79,5%). Comme au premier tour, des médias étrangers ont
brisé l'interdiction de diffusion d'estimations avant 20H00.
Considérant que ce qui s'apparentait à un embargo était rompu,
l'Agence France-Presse a, comme pour le...
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