Paralysie totale à Saint-Laurent 1
Quatre barrages, les commerces et les
établissements scolaires fermés, des pompes de carburant vides et
un marché famélique : la ville souspréfecture s'auto-asphyxie
progressivement. Que ce soit à l'intersection de la RN1 et de la
route de Fatima, devant la station Texaco ou aux deux carrefours du
quartier de Lacs Bleus, le filtrage s'est considérablement durci
depuis hier. Pour les ambulances, les pompiers et personnels
médical, le passage est ouvert. En revanche, après le sous-préfet
lundi après-midi, une équipe de la police des airs et des
frontières (Paf) a été contrainte de rebrousser chemin. Le seul
privilégié, mais après de longues discussions, a été Jean-Elie
Panelle. Élu régional, il a été autorisé à porter la voix de
l'ouest à Cayenne lors de la plénière du Conseil régional qui s'est
tenu hier.
Le mercredi, jour de marché à
Saint-Laurent. Les agriculteurs de Javouhey s'étant joints au
mouvement, seuls quelques stands tombés de nulle part ont
bourgeonné sur la place du marché. « Quand l'essence augmente, le
prix des produits phytosanitaire et des engrais grimpent en flèche,
souligne Albert Siong du syndicat des exploitations agricoles. Le
problème nous concerne donc directement. » À l'exception d'une
poignée d'étals sur la place du marché et de deux camionnettes à
sandwiches, pas un seul commerce n'a ouvert ses portes hier. Aucun
libre-service, ni même la grande surface Super U. Les restaurateurs
sont également restés portes closes. «De toute façon on n'a pas pu
se réalimenter », a lancé l'un d'eux. Même en cas de réouverture
aujourd'hui...
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