Samedi, 11 h 25, aéroport Félix-Eboué : le
hall est presque désert. Le vol de Fort-de-France doit se poser
dans quinze minutes. À son bord, le maire de Saint-Laurent, Léon
Bertrand, condamné jeudi soir à trois ans de prison ferme dans
l'affaire des marchés illégaux de la CCOG. Il sait qu'il peut
compter sur un soutien indéfectible de ses supporters. Pourtant son
comité d'accueil manque toujours à l'appel.
Dix minutes plus tard, une quinzaine de
personnes se massent près des portes. En chemise lilas et suspendu
à son téléphone portable, Philippe Joan prend la tête des
opérations. Un peu à cran, il raconte : « Un comité de soutien pour
Léon Bertrand s'est créé spontanément à Saint-Laurent.
Deux bus sont partis à 7 heures 30, avec
120 personnes. Mais au barrage de gendarmerie à Iracoubo, le
contrôle technique a posé problème....
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