Rasinovan, création électro-poétique contemporaine
« Musiciens, poètes et paroleurs présentent un spectacle où l’on déracine, on déflore, on explore des poèmes et des textes pour les repiquer dans un nouveau décor électro-acoustique. » Ces quelques lignes sont l’accroche que propose l’équipe de Veronique Hermann Sambin aux spectateurs venus découvrir cette création, samedi soir, au centre Barabara à la Goutte-d’or (Paris 18), dans le cadre du festival Influences Caraïbes.
Derrière, une guitare sèche, une flûte traversière… De part et d’autre du pawoleur guadeloupéen de Petit-Bourg, Simone la Martiniquaise et Hermann, la Guadeloupéenne du Moule. Elles se contentent pour l’heure de faire des chœurs, voix de femmes, voix qui caquètent en murmurant, comme le chant de la rue... On reconnaît des mots et on reconnaît soudain des mots, « aux doux temps de la liberté ». Apourou ne chante pas, mais dit.
Hermann vient prendre le micro, accompagnée par le sax. C’est un texte américain de Paul Laurence Dunbar, puis Simone vient chanter Sympathy du même Dunbar. On assiste à l’émergence d’une sorte d’avant-garde créole même si la plupart des textes sont en français et en anglais. Et même quand les paroles sont en créole, ce n’est pas ce qui marque, on retient l’art, la qualité, un son, une couleur...

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