L'Outre-mer, terre d'enjeux pour les candidats
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L'Outre-mer, terre d'enjeux pour les candidats

David Martin / FXG
François Hollande à la Rénovation urbaine en janvier (photos d'archives)
François Hollande à la Rénovation urbaine en janvier (photos d'archives)

On n'en parle pas beaucoup dans le débat au niveau national. Pourtant, avec 1,6 million d'électeurs sur les listes locales et un million de plus en France, l'Outre-mer jouera un rôle conséquent dans l'élection présidentielle.

Le 21 avril 2002, les électeurs de Guadeloupe, Martinique et Guyane auraient pu empêcher Jean-Marie Le Pen d'être au second tour de l'élection présidentielle. À l'époque, les Antillo-guyanais votaient le dimanche. À l'heure de voter, les électeurs des DFA connaissaient les résultats de la France et l'écart entre Jean-Marie Le Pen et Lionel Jospin, qui était de 194 600 voix. Pourtant, seule la moitié de ces quelque 500 000 électeurs s'était alors déplacée, votant massivement en faveur de Christiane Taubira. Un vote qui ne changea rien à l'issue du scrutin.
Si, depuis lors, le Conseil constitutionnel a remis les pendules à l'heure en faisant voter nos territoires la veille de l'élection, l'Outre-mer n'en reste pas moins une terre de batailles électorales. Il faut dire que les quelque 1,6 million de personnes inscrites sur les listes électorales des Drom-Com, auxquelles il faut ajouter le million d'Ultramarins installés en France, soit tout de même 7,5% du corps électoral, ne laisse personne indifférent : fin janvier 2012, Nicolas Sarkozy...

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