Le 21 avril 2002, les électeurs de
Guadeloupe, Martinique et Guyane auraient pu empêcher Jean-Marie Le
Pen d'être au second tour de l'élection présidentielle. À l'époque,
les Antillo-guyanais votaient le dimanche. À l'heure de voter, les
électeurs des DFA connaissaient les résultats de la France et
l'écart entre Jean-Marie Le Pen et Lionel Jospin, qui était de 194
600 voix. Pourtant, seule la moitié de ces quelque 500 000
électeurs s'était alors déplacée, votant massivement en faveur de
Christiane Taubira. Un vote qui ne changea rien à l'issue du
scrutin.
Si, depuis lors, le Conseil constitutionnel
a remis les pendules à l'heure en faisant voter nos territoires la
veille de l'élection, l'Outre-mer n'en reste pas moins une terre de
batailles électorales. Il faut dire que les quelque 1,6 million de
personnes inscrites sur les listes électorales des Drom-Com,
auxquelles il faut ajouter le million d'Ultramarins installés en
France, soit tout de même 7,5% du corps électoral, ne laisse
personne indifférent : fin janvier 2012, Nicolas Sarkozy...
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