Lionel Picord, un champion du monde guadeloupéen de full contact
Venu du viet vo dao et du kung-fu qu’il pratique au cours de son service militaire en 1998, il a découvert la boxe américaine en entrant dans une salle à Asnières (92). « Le passage en professionnel, explique le Guadeloupéen, c’est le circuit normal, mais c’est le jour et la nuit ! » Passer de 3 rounds à 12, c’est plus de ko, plus de frappe. C’est moins volatile, bref, c’est du sérieux ! » En bon technicien, Lionel veut éviter les coups, les rendre et faire en sorte que ça ne dure pas longtemps ! Et ça marche : double champion d’Europe en 2007 et 2008, quintuple champion du monde (catégories 69, 66 et 72 kilos).
Il est préparé et entraîné par Ali Tebiz et a pour sparing partners le Martiniquais Frédéric Beloni (champion du monde de boxe thaï) et encore Cédric Anad, champion du monde de Kick boxing. C’est avec ceux-là qu’il travaille dans l’excellence et le haut niveau depuis cinq ans. Son ancien médecin sportif qui s’est occupé de lui jusqu’en 2005, est désormais en charge de l’équipe de France de Rugby, à Marcoussis. « On se prépare comme un footballeur professionnel même si la boxe américaine n’est pas valorisée en France. »
Son dernier combat, Lionel l’a mené le 31 mars dernier, en Angleterre face à Saroya Suki en 12 rounds. « C’était un de mes combats les plus violents… » Actuellement, il s’entraîne pour le championnat du monde des moins de 70 kilos qui aura lieu à l’automne. « Ce sera contre en Français ou un Anglais… » Sportivement, Lionel est au taquet. Il a presque tout gagné mais il veut finir sa carrière sur ce combat, « sans doute mon dernier combat… »
Depuis deux ans, il s’est mis à la boxe anglaise et il a gagné deux combats professionnels, mais le monde de la boxe anglaise le déçoit. « Mormeck a été un modèle pour moi, sportivement, mais il a mal géré sa fin de carrière. » Alors après ce dernier combat, Lionel veut s’occuper des jeunes, notamment en Guadeloupe même si lui a grandi à Epinay-sur-Seine. Avec Henri Bistoquet, président de l’AGAMS, il fait un travail de mémoire sur les sportifs antillais. « Retourner là-bas est important pour moi… Par rapport à la boxe, j’ai des projets là-bas mais c’est trop tôt pour en parler. »

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