« L’indemnité de collaboration n’était à destination que des plus riches planteurs »
Son travail intitulé : « Indemniser les planteurs, pour abolir l’esclavage ? Entre économie, éthique et politique : une étude des débats parlementaires britanniques et français (1788-1848) dans une perspective comparée, a été primée dans le Prix de la thèse spéciale du Sénat. Son prix de 9 000 euros (dont 6000 pour une édition chez Dalloz) lui a été remis au Sénat par le président Jean-Pierre Bel.
La précocité des Britanniques. Les Français s’y sont intéressés sans doute en raison de la révolte de Saint-Domingue qui a retardé le processus abolitionniste plutôt que de l’accélérer. Les Britanniques auront été les précurseurs de la lutte contre les traites négrières et l’esclavage.
Mais ces parlementaires, comment abordent-ils moralement la question de l’indemnisation à verser pour la liberté des esclaves ?
Moralement ? Il y a trois raisons pour lesquelles on a aboli l’esclavage. Ma thèse découvre une de ces trois raisons qui est à mon avis la primordiale et qui a été négligée par les spécialistes jusqu’à maintenant. On indemnise parce que les esclaves étaient considérés juridiquement comme une propriété. Donc quand on exproprie, pour cause d’utilité publique ou de moralité publique, des esclaves, on doit indemniser le propriétaire. Si on...

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