On connaissait les prestations à domicile
comme le baby-sitting, les femmes de ménage ou encore l'aide à la
personne dépendante. En Guyane, depuis quelques mois, d'autres
prestations fleurissent, notamment avec l'explosion du dispositif
auto-entrepreneur lancé par le gouvernement. «
L'auto-entreprenariat, ce n'est pas compliqué » , confesse Natacha,
coiffeuse à la tête de la société Coup d'peigne. « Je voulais être
mon propre employeur. Je n'avais plus envie d'être dirigée. » «
Après dix ans à travailler pour les autres, je pense avoir connu
tous les contextes de mon métier, explique Julie, esthéticienne, et
patronne de Fleur de teint. À un moment donné, il n'y a aucune
évolution salariale. » Christophe, lui, a bourlingué dans les
cuisines d'Europe avant de rentrer en Guyane. De retour au pays, il
a d'abord travaillé dans un grand restaurant de la place avant de
voler de ses propres ailes. « Je n'avais pas les reins assez
solides pour monter un restaurant » , avoue-t-il.
« Je reste cuisinier » , rassure Christophe
qui a vu le chiffre d'affaires d'An to case, son entreprise,
doubler depuis sa création en 2008. Alex, le contact facile,
officie en tant que barman. Blue Lagoon, sa société créée il y a
tout juste sept mois, propose des cocktails à domicile. Alex est
salarié d'une collectivité et taquine ses mixeurs seulement sur son
temps libre. « Je peux en vivre mais c'est trop de boulot » ,
annonce-t-il, sans pour autant renoncer à ne faire que ça...
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