Les juges dans les rizières
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Les juges dans les rizières

Pierre-Yves CARLIER
L'usine de riz à Mana. Il y a dix ans, la majeure partie des 30 000 tonnes de riz produites en Guyane, provenait de Mana. Aujourd'hui, plus rien n'émane de ces machines (photo d'archives)
L'usine de riz à Mana. Il y a dix ans, la majeure partie des 30 000 tonnes de riz produites en Guyane, provenait de Mana. Aujourd'hui, plus rien n'émane de ces machines (photo d'archives)

Un sous-traitant du groupe SOS réclame 2,1 millions d'euros à l'entreprise espagnole, qui avait la haute main sur les rizières de Mana. Il estime que son départ l'a contraint à licencier ses employés et l'empêche de rembourser ses emprunts.

C'est l'histoire du pot de fer contre le pot de terre. D'un côté SGTA, une boîte qui embauchait une douzaine de salariés dans les rizières de Mana pour préparer la terre avant que le riz ne soit semé. De l'autre, le groupe agroalimentaire espagnol SOS, numéro 1 mondial de l'huile d'olive et propriétaire de 2 700 hectares de rizières à Mana.

Mercredi, SGTA demandera aux juges du tribunal de commerce de condamner SOS à lui verser 2,1 millions d'euros, pour le préjudice causé par la fin de l'activité de SOS à Mana.
DE PLUS EN PLUS DE SOUS-TRAITANTS
Ce procès, c'est un petit peu revisiter les soubresauts de la riziculture guyanaise. Il y a dix ans, la Guyane produisait 30 000 tonnes de riz, surtout grâce au polder de Mana.

En 2003, SOS s'installe à Mana et profite du quadruplement des aides européennes. Il touche 1 329 euros par hectare semé, soit environ trois millions d'euros par an, ce qui en fait le plus gros bénéficiaire de la politique agricole commune (Pac) en Guyane.

Les...

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