Sur une place Trocadéro noire de monde,
Nicolas Sarkozy a revendiqué le droit de manifester un 1er mai sous
les « drapeaux tricolores » , en saluant les manifestants qu'il a
chiffrés à 200 000. Il a exhorté les syndicats : « Posez le drapeau
rouge et servez la France! » , « laissez de côté les partis » .
Ceux qui défilent aux côtés de syndicats le font « non pas pour le
travail mais contre nous » . « Je n'accepterai jamais de recevoir
des leçons de morale de la part de ceux qui brandissent le drapeau
qui a été l'étendard de tant de tyrannies à travers le monde » . «
Dans la République ce ne sont pas les syndicats qui gouvernent,
c'est le gouvernement » , a-t-il dit en plaidant pour « un nouveau
modèle français » . Auparavant, des ténors de la droite - François
Fillon, Jean-Pierre Raffarin, Jean-François Copé - étaient montés à
la tribune, prêtant main-forte au candidat UMP, donné battu par les
sondages et dont l'initiative avait suscité des remous dans son
propre camp.
LE DISCOURS DE NEVERS
Depuis Nevers, loin des tumultes des
défilés parisiens, François Hollande, favori pour le second tour, a
poursuivi son duel à distance à Nevers. Dix-neuf ans après le
suicide de l'ancien premier ministre Pierre Bérégovoy, le candidat
socialiste a salué « l'homme qui a rétabli les comptes publics » et
a mis en garde contre « une bataille du 1er mai » . Rendant hommage
à l'ancien syndicaliste que fut Pierre Bérégovoy,...
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