Faible participation
À la mi-journée, dès les premières
estimations, la messe était dite : les Guyanais comptaient bouder
les urnes, encore plus que lors de la première consultation, le 10
janvier dernier. Alors quelles sont les raisons de cette abstention
record ?
D'abord, l'enjeu. En effet, pour beaucoup
d'électeurs, il fallait surtout faire barrage aux élus et à
l'article 74 de la Constitution. Le spectre de l'indépendance et la
peur de la perte de certains acquis, notamment sociaux, avaient
poussé les Guyanais dans les isoloirs. Certes pas si massivement
que cela car moins d'un Guyanais sur deux (48, 16%) s'était rendu
aux urnes lors de cette première consultation.
En tout cas, barrage fait à l'article 74,
beaucoup ont estimé que le « job » était fait et qu'il n'était plus
nécessaire de voter. Une idée confortée par la campagne molle
d'entre les deux scrutins. Pour preuve, les pro-73 ont été beaucoup
plus présents avant le 10 janvier qu'après, comme si pour eux aussi
le « job » était déjà fait. L'absence de campagne a donc fait
oublier la consultation de ce troisième dimanche de carnaval.
Ensuite, plusieurs partis politiques
n'avaient pas donné de consignes de vote. Une stratégie adoptée par
des partis qui n'ont pas souhaité subir un double revers, à
quelques semaines des régionales.
Enfin, les événements tragiques en Haïti
ont également troublé le...
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