Une pirogue en poursuit une autre sur
l'Orapu. Elles filent à 25 km/h. Remplie de gendarmes, l'une
remonte à la hauteur de celle qui la précède. Elles se rapprochent,
arrivent bord à bord, se percutent, se cabrent dans un claquement
métallique. Deux gendarmes se jettent dans l'autre pirogue et
foncent vers le piroguier et le takariste. Arrivés en Guyane cinq
jours plus tôt avec leurs collègues de l'escadron de gendarmerie
mobile de Châtellerault (Vienne), ils viennent de participer à leur
premier entraînement d'interception de pirogue. En décembre, ils
faisaient du maintien de l'ordre en région parisienne ; fin mars
ils faisaient face aux manifestants au sommet de l'Otan à
Strasbourg ; dans deux jours, ils rejoindront Macouria, Sinnamary,
le pont d'Iracoubo et Saint- Elie, où ils feront la chasse aux
orpailleurs clandestins. Présents pour trois mois, ils suivent
pendant quatre jours une formation dispensée par des hommes du
groupe d'intervention de la gendarmerie de Guyane (GI2G, ex-GPM).
Mille deux cents mobiles passent tous les ans par le camp
d'entraînement de l'Orapu. Ce mois-ci, avec l'arrivée de renforts
supplémentaires pour Harpie, les sessions se sont
multipliées....
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