La drépanocytose à livre ouvert
France-Antilles Téléchargez l'application France-Guyane Installer

La radio 100% Caraïbes

La drépanocytose à livre ouvert

Daniel SAINT-JEAN
Pour Emeline Mathurin (à droite) et son amie Christiane Henrion, également drépanocytaire, les médicaments sont leur quotidien (DSt-J)
Pour Emeline Mathurin (à droite) et son amie Christiane Henrion, également drépanocytaire, les médicaments sont leur quotidien (DSt-J)

Drépanocytaire, Emeline Mathurin se lance dans l'écriture pour partager son combat de tous les jours.

« La drépanocytose, c'est ma vie, ma lutte de tous les jours! » Pour partager ce combat qu'elle mène et faire connaître le quotidien des drépanocytaires, notamment des mamans, Emeline Mathurin s'est lancée dans l'écriture.
Son livre, il commence tout naturellement par sa jeunesse à Saint-Georges : « Mes parents ont appris que j'étais drépanocytaire dès ma première année. » L'occasion d'évoquer ses souvenirs d'enfance. « Des séjours à l'hôpital de Cayenne, il fallait prendre l'avion. Des séparations difficiles avec mes parents. Je voulais être comme les autres enfants, mais lorsque l'on a cette maladie, on ne peut pas s'amuser comme eux. On doit être surveillé tout le temps » .
Au fil des lignes se dévoile sa souffrance. « À l'âge de 7-8 ans, je ne pouvais plus marcher. C'était horrible! L'hospitalisation a été très longue. Cette année-là j'ai passé Noël à l'hôpital » . Puis ce fut l'adolescence : « Je partais tous les ans pendant quinze jours au centre de Guadeloupe » . Une période durant laquelle le regard des autres est important : « C'était très difficile. Un sentiment de rejet.
Une grande méconnaissance
Les copains ne comprenaient pas ma maladie. Pour eux, les drépanocytaires faisaient semblant pour ne pas venir à...

Édition spéciale :
Rétro 2025

Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique

Voir la boutique

Suivez l'info en temps réel
sur l'appli France-Guyane!

Télécharger