Jowée Omicil fait admirer ses talents de showman avec ses saxophones.
Dominique Leblanc
Pedro
Rico
Jean-Claude Montredon
Thomas Bellon
André Condouant
Paco Céli
Serge Marne et Eric Vince
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Samedi soir, au théâtre de Neuilly-sur-Seine, on pouvait titrer « live des titans », tant que la qualité de la sélection artistique et musicale était de haut niveau. Un bel hommage à la musique nègre.
Cinq concerts en 5 heures ! Véritable star de la soirée, Alain Jean-Marie est venu avec un programme de choc. Sa touche est délicate, puissante et douce sur le clavier de son piano. L’homme est salué par un tonnerre d’applaudissement. Mais le premier à faire apprécier son sens du swing est Dominique Leblanc, en trio, avec à la basse, Nicolas Noyon, et à la batterie, le Jeune Thomas Bellon. Il planche en laissant d’importantes séquences de blanc dans son set musical. Il se cherche, regarde le public et pianote, de « Belino » à « Obsession », Dominique part dans « Je me souviens », un clin d’œil a sa terre natalz. Son voyage dure 55 minutes d’une fièvre musicale contagieuse.
Jamy Pedro enchaîne et fait sensation. Le bassiste réunionnais a un fantastique doigté et de l’énergie à revendre. Son batteur, Emmanuel, son pianiste, Cédric, et les cuivres de Rico le propulsent dans son envolée rythmique. Ici tout est métissé, rien n’est figé. Pedro sait donner de la vibration aux six cordes tendues de sa guitare basse. Pour lui, la musique était le seul moyen de communiquer entre les esclaves pour porter la joie et la chaleur dans la dure réalité. Explosif ce Pedro ! Le jazz-kréyol se décline aussi par la voix italienne de Tangora, accompagnée au piano par le virtuose du clavier martiniquais, Mario Canonge. Sa musique qui fait le tour du monde. Le temps des souvenirs, avec « Léo valse », est l’hommage à Claude Sommier de la belle italienne. Un duo d’émotion qui fait sensation dans la salle. Alain Jean-Marie, Eric Vincenot à la basse et Jean-Claude Montredon à la batterie pénètrent en scène à l’invitation de Tony Chasseur : « Le maitre, monsieur Alain Jean-Marie S’il vous plaît ! » Standing ovation. Ceux qui sont là sont de véritables amateurs de ce genre musical. Certains le considèrent comme le dépositaire du kréyol-jazz… Lui, il pense n’être qu’un interprète parmi tant d’autres. Mais ce festival de kréyol-jazz n’aurait pas ses lettres de noblesse sans lui. Alain Jean-Marie à la tête du trio « Biguine réflexion » offre une explosion de rythmes, de toutes ces musiques qui ont bercé la vie de nos parents, remixées et rejouées pour le seul plaisir de l’auditoire présent. Même Mario Canonge s’est installé au premier rang pour ne rien rater de son doigté. Il est ravi du jeu de cette formation qui a invité le guitariste de jazz guadeloupéen, André Condouant. Une rencontre qui donnera un prochain album pour un swing formidable. Jowée Omicil vient ensuite faire admirer ses talents de showman avec ses saxophones. Sa musique jazzy teintée de hip hop bouge, secoue les spectateurs. Improvisation, sens de rythme, il met les mélodies à son goût et joue avec son public. Ce jeune prodige haïtien vivant à New York a le swing dans le sang et son passage avec Paco Céli à la batterie, c’est de l’art. La musique kréyol a encore démontré dans à Neuilly sa capacité à se faire entendre et à se projeter au-delà des sentiers battus, au-delà des océans. Ce foisonnement de son fait danser la mémoire et battre le cœur, longtemps après l’extinction du dernier groupe. Les artistes ont partagé avec plaisir des instants de pur bonheur. Des histoires difficiles, longues et douloureuses ont créé ce mouvement mais la musique c’est la vie.
ITW Dominique Leblanc et ses deux amours, la musique et la Guyane Tony Chasseur présentateur de la soirée : « Je suis toujours stupéfait par les talents affichés par tous ces musiciens et par la créativité que le jazz-créole expose dans ce type de manifestation. Je ne parlerai pas de surprise, je dirai la confirmation de ce que je sais. Il y a énormément de talents dans nos contrés et une fantastique originalité. »
Eric Vincenot, le bassiste de Biguine réflexion : « C’est une occasion de rencontrer des amis, des musiciens qu’on n’a pas vu depuis longtemps. Jouer avec André Condouant est un superbe cadeau. C’est quelqu’un que je connais depuis que je suis petit et j’ai vraiment beaucoup d’admiration pour lui. »
Erick Siar, concepteur de la manifestation et patron de Couleur music publishing : « Le deuxième festival appelle le troisième. Toute l’équipe était fière et contente du résultat et surtout de pouvoir réunir des légendes vivantes comme Alain Jean-Marie et André Condouant, de faire découvrir Jamy Pédro qui vient de la Réunion et qui est un artiste extraordinaire. Ils ont revu, Jowée Omicil qui est juste un artiste d’une dimension internationale. Dominique Leblanc de la Guyane qui mérite d’être connu et que le public découvrait ce soir. C’est un vrai combat de montrer les différents facettes de notre musique. Il faut penser que la prochaine édition sera ailleurs avec plus de gens représentés. Mais on va rester sur ce principe de cinq heures de musique en un seul lieu et en une seule fois. En tout cas, il y avait beaucoup de magnificence avec tous ces musiciens venus de partout. »
André Condouant, le doyen de la soirée :
André Condouant
• « Moi, j’ai bien aimé. C’est un répertoire de choc qu’Alain a mis sur pied, mais j’ai tenu le coup quand même. C’était le pied vraiment. »
Tony Chasseur et Alain Jean-Marie
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Mario Canonde et Tangora
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Le trio Biguine réflexion
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Jowée Omicil fait admirer ses talents de showman avec ses saxophones.
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Dominique Leblanc
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Pedro
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Rico
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Jean-Claude Montredon
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Thomas Bellon
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Paco Céli
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Serge Marne et Eric Vince
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