Hôpital : « Les besoins ne sont pas insurmontables »
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Hôpital : « Les besoins ne sont pas insurmontables »

Propos recueillis Stéphanie BOUILLAGUET

À la tête de l'Agence régionale d'hospitalisation depuis cinq ans, Philippe Loir quitte le département pour la Polynésie, où il exercera en tant que magistrat de la Chambre des comptes. Retour sur les difficultés, les progrès et les défis qui attendent la Guyane en matière de politique hospitalière.

La Guyane est confrontée à un manque cruel de médecins, notamment spécialistes. Comment les inciter à s'installer dans le département?
On a encore trois fois moins de médecins que la moyenne métropolitaine. Il est nécessaire de créer une dynamique et une équipe. Tout a déjà été envisagé pour inciter les médecins à venir. Le professionnel qui sort de ses études peut aller à peu près où il veut. La Guyane doit être plus compétitive, c'est incontestable, mais ce n'est pas suffisant. Les médecins ne viennent pas que pour l'argent. Il faut leur proposer de vrais projets, dans des délais raisonnables. Il faut évidemment recruter des gens qui ont un faible pour la Guyane. C'est profondément humain, ce n'est pas qu'une histoire d'argent.
Si les besoins sont aigus, ils ne sont pas forcément insurmontables. Ce n'est pas parce qu'il y a un manque cruel de médecins dans une discipline que c'est inaccessible. Il n'est pas nécessaire d'avoir vingt urologues : deux ou trois suffiraient. On a un déficit terrible en neurologie, puisqu'on n'en a qu'un. Si on passe à deux, ce serait beaucoup mieux... Il n'y a quand même que 220000 habitants en Guyane.

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