Balkouta au New Morning
La première partie du spectacle était réservée aux élèves de l’école Balkouta. D’abord ceux de Robert Coliné puis l’ensemble vocal dirigé par Patrice Valbert, et enfin, ceux de Dominique Tauliaut. Ce dernier joue un tambour saccadé, tantôt actif, tantôt passif. C’est le style Tauliaut, soné, kogné, joué. Malgré son sens du rythme pas toujours bien compris, une technique assez rudimentaire, une mouvance de rapidité et d’agressivité parfois, il a un effet de son qui cultive la dissonance.
A 21 h 30 le groupe Balkouta se présente sur la scène, avec son leader Dominique Tauliaut chef d’orchestre et maître du gwo-ka évolutif. Une formation impressionnante : trois guitaristes, un clavier, un percussionniste, un batteur, un tanbouyé, deux cuivres, deux chanteurs, trois choristes, des danseurs. Le big bang Balkouta ouvre le bal de ses vingt ans et chacun joue sa partition.
Des invités tels que Frank Nicolas, Miguel Gomez, Sony Troupé, Jean-Philippe Fanfant, Harry Goffin, Atissou Loko, Philippe Glover, le groupe shoublack ont apporté leur touche de magie au concert comme Max Diakok et ses danseuses traditionnelles. Balkouta ne se limite pas seulement à la musique mais s’ouvre à la danse et l’expression corporelle sous la direction de Jean Tauliaut.
Balkouta œuvre dans le respect de la tradition, mais sans la reproduire et en se risquant à faire une musique tournée vers l’avenir. Mais le gwo-ka guadeloupéen a ses codes, sa spiritualité, ses sept rythmes… Balkouta, tout en voulant aller plus loin par une démarche de désenclavement, contribue à la longue marche vers l’avant d’une musique issue de l’esclavage.

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