La Guyane a officiellement son évêque
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VIE RELIGIEUSE

La Guyane a officiellement son évêque

Michel LE TALLEC / Photos : Kathryn VULPILLAT

A l’issue d’une longue cérémonie de plus de 3h, celui qui était encore un simple prêtre est devenu Mgr Alain Ransay, évêque de Cayenne. Il est le cinquième à occuper cette fonction depuis la création du diocèse en 1956.

© Kathryn VULPILLAT

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 Ce dimanche 6 février, aux alentours de 16h, le père Alain Ransay, prêtre de l’archidiocèse de Fort-de-France, est officiellement devenu Mgr Alain Ransay, évêque de Cayenne.

C’est en effet à cette heure précise qu’a débuté le rituel extrêmement précis que l’Eglise catholique impose, depuis des siècles, à toute ordination épiscopale.

Imposition des mains, tout d’abord, faite par l’évêque consécrateur, Mgr Fortunatus Nwachukwu, nonce apostolique en Caraïbes (1), suivie par celles des autres évêques présents à la cérémonie, sept en tout, dont Mgr David Macaire, archevêque de Saint-Pierre et Fort-de France, Mgr Eric de Moulins-Beaufort, président de la Conférence des évêques de France, et Mgr Michel Dubost, administrateur apostolique du diocèse de Guyane depuis le mois d’avril 2021 (2).

Ces impositions ont été suivies par l’onction du Saint-Chrême, une huile réservée aux consécrations, la remise du livre des Evangiles, celle de l’anneau, de la crosse et, entretemps, l’imposions de la mitre. Le tout a duré quelques minutes, avant que ne retentisse le puissant Laudate dominum, chant de louange pratiquement toujours de rigueur lors d’ordinations. Puis, à la fin de l’hymne, c’est, selon la tradition, le tout nouvel évêque qui a présidé la suite de la cérémonie.

Une cérémonie qui aura duré près de 3h30, dans l’enceinte du Progt (Palais régional omnisports Georges Théolade) de Matoury, décoré de nombreux drapeaux du Vatican jaune et blanc, et devant un millier de personnes : simples paroissiens, représentantes des congrégations féminines, prêtres du diocèse, autorités civiles et militaires conviées pour l’occasion. Souhait sans doute du nouveau prélat, la cérémonie a débuté par un rapide défilé de représentants des différentes communautés vivant sur le territoire, en costumes traditionnels.

Dans son homélie, Mgr Fortunatus Nwachukwu, évoquant la désignation par la Pape du père Alain Ransay comme nouvel évêque de Cayenne, a déclaré que « nous ne sommes pas appelés parce que nous sommes dignes ou qualifiés; non, nous sommes appelés par la miséricorde de Dieu. » Puis il a invité le nouveau prélat a mettre en pratique cette paroles du Christ (Evangile selon saint Luc, 10-16) : « qui vous écoute m’écoute; qui me rejette me rejette et rejette Celui qui m’a envoyé. »

Animée par un ensemble orchestre-chorale dirigée par Christian Laidlow, avec, comme chantre, Pierre Tabele, du centre Zipoli de Cayenne, la cérémonie s’est terminée par la bénédiction finale du nouvel évêque, qui, crosse en main et mitre sur la tête, a parcouru les travées du Progt, applaudi par les fidèles présents.

(1) : un nonce apostolique est une sorte d’ambassadeur du Vatican auprès d’Etats ou de groupes d’Etats. Précisons que Mgr Fortunatus Nwachukwu est observateur permanent du Saint-Siège aux Nations Unies depuis le 17 décembre 2021.

(2): il y avait aussi les évêque de Jamaïque, du Surinam, et de Grenade.
 
 
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Quel sont vos sentiments à l’issue de cette cérémonie qui a vu l’un de vos prêtres être ordonné évêque?
Un double sentiment : de la tristesse, car je perds à la fois un ami et un pilier fort de l’Eglise en Martinique, un soutien constant, une présence permanente; mais aussi du soulagement de voir que l’Eglise de Guyane a enfin un pasteur qui saura la conduire.

Quel conseil auriez-vous envie de lui donner dans ces circonstances?
Qu’il garde son enthousiasme, sa fraîcheur, son allant. La charge d’un diocèse peut être lourde à porter : mais il faut rester confiant, avec la grâce de Dieu.

Votre appréciation, justement, du diocèse?
Il y a un fort potentiel, notamment du côté de la jeunesse. C’est un plus énorme, par rapport à d’autres diocèses. Mais c’est un diocèse qui vit de grosses difficultés, notamment en matière financière. Et il faut retrouver la confiance, rebâtir l’unité. Ce sont de vrais défis.
 
 

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