Aimé Hilaire, président de La voie kouroucienne, présente le passage S3. où devrait être installée une chicane pour bloquer la fuite des scooters lors de poursuites par les forces de l'ordre (PhCh)
L'association La voie kouroucienne et la sentinelle, a tenu son assemblée générale, vendredi soir. Elle a obtenu la promesse du CSG de financer une chicane au passage S3, très pratique pour les fuyards.
Aimé Hilaire, le président de l'association La voie kouroucienne et la sentinelle, est un chantre de l'action citoyenne. Il l'a rappelé au cours l'assemblée générale de son association qui s'est tenue, vendredi soir, à l'hôtel des Roches de Kourou : « Chaque citoyen soutenu par une association peut demander l'arbitrage du Conseil d'État ou se pourvoir devant la Cour de justice européenne » .
Cet activisme peut payer. C'est aussi ce qu'il est venu démontrer après avoir obtenu du Centre spatial qu'il finance un projet de chicanes sur les passages d'accès à la cité Angélique. Cela doit empêcher les cyclomoteurs et autres deux-roues d'accéder ou de fuir du quartier lorsqu'ils sont poursuivis par les représentants de la loi. « Ce projet doit être encore validé techniquement par la mairie. Le passage S3, situé rue du Mahury, devrait être le premier mis en oeuvre à titre expérimental. Si cet essai devait être concluant, il sera étendu à tous les autres passages » , développe Aimé Hilaire.
« MAINTENIR LA PRESSION » APRÈS LES ÉLECTIONS
Ce premier succès, s'il se concrétise, donnera encore plus de crédibilité à une association qui se dit à l'écart des arrangements politiciens : « Quelle que soit la municipalité en place après les élections, il nous faudra maintenir la pression » , précise-t-il. Aimé Hilaire et les membres de l'association comptent continuer « d'obliger l'État à prendre ses responsabilités, notamment au sujet des maisons de douane, véritables verrues qui servent de lieux de retraite pour les délinquants » . Durant l'assemblée générale, les intervenants ont insisté sur le traitement de la délinquance juvénile et la responsabilité des familles de la responsabilisation des familles. « Il convient d'offrir de réelles perspectives d'avenir pour ces jeunes » , souligne Patrice Stéphan, un des participants.
Le constat est partout le même. « Le monde est en crise! Police nationale ou gendarmerie ? Les missions sont identiques même si l'on peut estimer qu'il y aurait moins de turnover des personnels avec une police nationale qui pourrait davantage s'implanter parmi la population » , continue Patrice Stephan. « L'insécurité doit être l'affaire de tous » , conclut Aimé Hilaire, en souhaitant que les associations soient impliquées dans les actions de lutte contre la délinquance.
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