Le PSG cherche encore sa tête de liste
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CAYENNE

Le PSG cherche encore sa tête de liste

Pierre-Yves CARLIER
Séance du conseil municipal de Cayenne, en juin dernier (photo d'archives)
Séance du conseil municipal de Cayenne, en juin dernier (photo d'archives)

Le parti a plusieurs noms en tête : Marie-Josée Lalsie, Antoine Karam, Alex Alexandre, Jean Parize, Gabriel Serville et même Joëlle Prévot-Madère. Mais la plupart ont dit « non » .

A moins de quatre mois de l'élection municipale à Cayenne, les têtes de liste envisagées se multiplient, au Parti socialiste guyanais (PSG). Mais beaucoup ont déjà fait savoir qu'elles refuseront.
C'est le cas d'Antoine Karam que certains au PSG ont poussé à se lancer dans la bataille : « J'entends le chant des sirènes, mais je n'y céderai pas » , rappelle l'ancien président de Région. Dès 2008, il avait annoncé qu'il ne se consacrerait plus qu'à son mandat de conseiller général de Cayenne nord-est (de Chaton à Suzini via Montabo). « J'en suis resté là. (Me présenter à la mairie de Cayenne) n'a jamais été dans mes intentions. Ça ne m'a même jamais effleuré l'esprit. J'ai trente-six ans de mandat. En 2015, ça fera trente-huit ans. » L'ancien patron du PSG a repris son métier d'enseignant et a été très présent dans le conflit de l'université.
Autre conseiller général sollicité : Alex Alexandre. Lui aussi a dit « non » : « J'ai déjà annoncé depuis plusieurs mois que je ne figurerai sur aucune liste. Je suis élu d'un grand canton (Cayenne sud-est, des Maringouins à Montabo via Baduel) où des choses ont été faites mais où beaucoup reste à faire. Et je suis en charge des infrastructures et des aérodromes, ce qui est une grosse charge. J'ai suffisamment de choses à faire. Je ne cumulerai pas les mandats. »
Un transfert de Gabriel Serville de Matoury vers Cayenne a aussi été évoqué. Le député a refusé : « Il ne faut pas donner l'impression de chasser les postes. Ça fait cinq ans et demi que je travaille sur Matoury. Je veux continuer. » Un quatrième n'ira pas : Jean Parize. L'ancien colistier du maire Marie-Laure Phinéra-Horth est passé dans l'opposition. Il participe aux réunions de travail sur le programme (lire ci-dessous) mais ne sera pas tête de liste.
Le poste pourrait être confié à Marie-Josée Lalsie. Elle était quatrième sur la liste conduite par Jean-Claude Lafontaine en 2008 et a pris la tête du groupe d'opposition suite aux différentes démissions. « Logiquement, c'est elle » , glisse un membre du PSG. Avant d'ajouter que « ses chances s'amenuisent » . Dans le parti, plusieurs cadres lui reprochent de ne pas être assez visible.
Le PSG pourrait donc réserver une surprise venue de l'extérieur du parti : Joëlle Prévot-Madère a été contactée. L'ancienne candidate à la Région (dissidente UMP) confirme mais se montre réservée : « On peut penser à quelqu'un, sans rien finaliser. Ce qui est primordial, c'est que la personne ait envie. Comme ce n'était pas le cas (quand le PSG l'a contactée), la question ne se posait pas. » Mais les choses ont changé jeudi : son syndicat patronal, la CGPME, a demandé à ses membres de s'investir dans les élections municipales : « Avec ce mail, peut-être que je vais y réfléchir à nouveau. »
« Faire de Cayenne une vraie ville »
Depuis le début du mois, ils sont une dizaine de membres du PSG à se réunir au moins trois fois par semaine, pour « travailler sur le projet » que le parti présentera à Cayenne. « Si on a une bonne tête de liste mais qu'on n'a pas un bon programme ni une bonne équipe, ça ne sert à rien, explique un des participants. On travaille sur le programme, pour que la tête de liste soit dans une configuration positive. Le problème, ce sera de gérer la commune. Il y a des chantiers dont on ne sait pas s'ils seront finis. Le déficit de fonctionnement est structurel. Tout ça ne donne pas de marges de manoeuvre conséquentes. » Ces discussions doivent aboutir à des propositions : « ll n'y aura pas de programme ronflant où on fait rêver. Si on arrive à être carré sur les finances, la circulation, la sécurité et à donner une vraie place à chacun, ce sera bien [...] Il faut faire de Cayenne une vraie ville, une ville où il fait bon vivre, et pas une ville défigurée. Cayenne est devenu un champ de bataille au niveau infrastructures, hygiène, relations entre générations et entre communautés. Arrêtons avec le titre ronflant de « ville capitale » . » La campagne est lancée.

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