Le maire Jean-Étienne Antoinette ne retrouvera peut-être pas tous ses soutiens. Juliana Rimane est déjà prête. François Ringuet est en discussion avec Guyane 73 et Carole Chapuis. José Gaillou ne ferme plus la porte à une candidature.
À Kourou : Rimane sûre, Ringuet en difficulté
Jean-Étienne Antoinette
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Juliana Rimane
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François Ringuet
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José Gaillou
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Le maire Jean-Étienne Antoinette ne retrouvera peut-être pas tous ses soutiens. Juliana Rimane est déjà prête. François Ringuet est en discussion avec Guyane 73 et Carole Chapuis. José Gaillou ne ferme plus la porte à une candidature. Les cartes sont en train d'être rebattues, à Kourou, à quatre mois de l'élection municipale. Si le maire Jean-Étienne Antoinette (Walwari) devrait retrouver sur sa liste son premier adjoint Robert Putcha et d'autres membres du Parti socialiste guyanais (PSG), il n'est pas sûr que tous ces adjoints retournent avec lui.
Isabelle Niveau (PS), huitième adjointe chargée du contrat urbain de cohésion sociale, n'a pas encore décidé. « Entre l'élection de 2008 et aujourd'hui, j'ai rejoint le Parti socialiste. J'attends de voir quelles propositions Jean-Étienne Antoinette fera aux autres partis de gauche, dont le PS. Je sais qu'il y a des discussions. Je peux aussi ne pas y aller du tout. Ce qui m'intéresse, c'est de voir comment on pourra travailler. » Un proche du maire, en revanche, la soupçonne d'opportunisme : « Elle attend de voir qui a des chances de gagner. » Ce que conteste l'intéressée en soulignant qu'en aucun cas elle n'ira avec un candidat de droite.
À droite, justement, Juliana Rimane (UMP) constitue une liste qu'elle annonce « d'ouverture » . L'ancienne députée est une des rares qui pourra porter l'étendard du parti sarkozyste, en pleine déconfiture à quatre mois des élections municipales.
Le conseiller général François Ringuet a fait sa rentrée politique fin septembre à l'Hôtel des roches, mais n'a pas encore annoncé sa candidature. Et pour cause : il a toutes les difficultés du monde à s'attirer le soutien officiel de Rodolphe Alexandre et de Guyane 73. Fin octobre, Guyane 1re affirmait que « de source proche e Rodolphe Alexandre, o n apprend « qu'il ne présente pas toutes les garanties nécessaires pour battre Antoinette » . » La phrase aurait été soufflée par Rodolphe Alexandre lui-même à notre confrère Nicolas Piétrus.
Une autre tête de liste pourrait émerger pour mener la liste. Il s'agit de Carole Chapuis. Le conseiller régional Denis Burlot pousse la candidature de sa conjointe, patronne de l'agence Carol'Immo. Il aurait même fait savoir que si elle avait une des deux premières places, il financerait une campagne « à l'américaine » pour l'aider à remporter la mairie.
Quant à José Gaillou (Guyane Écologie), il ne ferme plus complètement la porte à une candidature. En avril, il affirmait pourtant ne pas vouloir y aller (litre notre édition du 25 avril). Son parti prendra sa décision à la fin du mois.
MACOURIA - La désunion face au maire
Thierry Louis et Odile Prince mèneront chacun leur liste face à Gilles Adelson. Yolanie Horth et Jean-Marie Taubira pourraient faire de même.
Une, deux, peut-être trois voire quatre listes. Le maire de Macouria Gilles Adelson voit fleurir les candidatures face à lui. Vendredi soir, son ancien colistier passé dans l'opposition, Thierry Louis (Parti socialiste guyanais), a confirmé sa candidature.
Mais une autre opposante l'avait devancé : Odile Prince (À gauche en Guyane, Ageg) avait annoncé la sienne il y a trois semaines. Parmi ses colistiers figurera une autre opposante, Marie-Dominique Locuty (Walwari).
En revanche, son ancienne colistière Yolanie Horth n'en fera pas partie. Cette dernière pourrait mener une nouvelle fois une liste, même si elle n'a rien annoncé pour l'heure.
Jean-Marie Taubira, conseiller d'opposition à la mairie de Cayenne (Parti progressiste guyanais, PPG), s'est aussi longuement épanché sur le cas de Macouria, au micro de Guyane 1re : « J'ai la possibilité de me présenter soit à Macouria, soit à Cayenne. C'est une ville qui m'inspire. Le problème de Macouria, c'est son développement à moyen et long terme. Macouria a besoin d'autonomie. Trop de gens sortent de Macouria pour travailler à Cayenne. »
Thierry Louis
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Odile Prince
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Gilles Adelson
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Jean-Marie Taubira
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À GRAND-SANTI : Un adversaire pour Paul Martin
Il y aura du changement à Grand Santi : la commune change de mode de scrutin. Les vingt-neuf conseillers municipaux seront élus par scrutin de liste à la proportionnelle. Les électeurs devraient avoir le choix entre deux listes. La première sera conduite par Paul Martin (Parti socialiste guyanais). Le maire sortant devrait officialiser sa candidature au mois de janvier. Face à lui, la seconde liste devrait être menée par Benby Pesna. Déjà candidat en 2008, il avait recueilli 176 suffrages contre 232 pour le maire. Cet adhérent du Parti socialiste, proche d'À gauche en Guyane, est en train de constituer sa liste. Postier de Grand Santi, âgé de 40 ans, il fait le constat que « notre commune existe depuis vingt ans » et que « ce dont on souffrait il y a vingt ans, on en souffre toujours aujourd'hui. » Selon lui, « rien n'a été fait » par le maire actuel.
À IRACOUBO : Les coups ont commencé
Comélie Sellali-Bois-Blanc
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Daniel Mangal
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L'annonce de la candidature de Cornélie Sellali-Bois-Blanc contre Daniel Mangal (lire notre édition du 22 avril) a eu tout de suite un premier effet : celle qui a été la première puis la deuxième adjointe du maire a perdu son poste. Après l'annonce de sa candidature, elle a été approchée par le Parti socialiste guyanais sans que l'on sache si cela aboutira sur un soutien.
Daniel Mangal, lui, a vu les coups arriver de là où il ne les attendait pas : son collègue du Conseil général Pierre Désert lui a reproché de cumuler les postes et de faire la chasse aux indemnités lors de l'élection au bureau du Parc naturel régional de la Guyane (PNRG). Daniel Mangal lui a fait répondre qu'il n'était pas candidat et que le fait qu'un de ses adjoints ait présenté sa candidature était une erreur. Les coups devraient continuer de pleuvoir.
Demain : Matoury, Maripasoula, Mana, Montsinéry-Tonnégrande et Ouanary
Comme en avril, France-Guyane réalise un panorama sur la situation politique dans les vingt-deux communes de Guyane, à quatre mois des élections municipales. Il s'étale sur cinq éditions, jusqu'à jeudi. Dans notre édition de demain, retrouvez le point à Mana, Maripasoula, Matoury, Montsinéry-Tonnégrande et Ouanary.
Édition spéciale : Rétro 2025
Revivez toute l'actualité marquante de la Martinique
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